On s’agenouille, on rampe, on coupe, on cueille : les vendanges battent leur plein dans région. Elles arrivent au terme d’une année éprouvante pour les vignerons. La météo n’a de loin pas été l’alliée des producteurs en 2021 mais les raisins qui ont survécu ont du caractère. Nicolas Meusy s’est rendu à Moutier, dans des vignes prévôtoises, pour faire un état des lieux avec le producteur Aurèle Morf :
Mère Nature n’en fait qu’à sa tête et le vigneron doit s’adapter. C’est en quelque sorte la philosophie d’Aurèle Morf. Le producteur prévôtois a décidé d’utiliser au mieux ce que ses vignes lui ont offert. Cette année, une production de vin rosé correspond mieux aux qualités du raisin :
Idem en Ajoie et dans la Vallée
Du côté de Buix, dans les vignes de la famille Fleury-Monnat, les vendanges s’annoncent maigres. Olivier Fleury a ramassé ses premières grappes de raisin début octobre. Il estime les récoltes 30% moins importantes que lors d’une année standard. Une faible quantité qu’Olivier Fleury explique par le mauvais temps de cet été et le mildiou qui a fait des dégâts. Soulagement quand même pour le vigneron ajoulot : la qualité est au rendez-vous.
Le mauvais temps a aussi amputé les récoltes d’Hervé Schaffter. Le producteur de Bassecourt a vécu une saison « exceptionnellement difficile » à cause de la grêle et de la pluie. Ce qui a pu être sauvé est quand même de bonne qualité, rassure-t-il. Autre bonne nouvelle pour Hervé Schaffter : ses vignes situées au Château de Porrentruy ont fourni leur « première petite récolte ». Le vigneron vadais ne sait pas encore si le raisin sera destiné à la fabrication de vin blanc ou de vin mousseux. S’il opte pour la première option, la cuvée pourrait arriver en août prochain. Par contre, si le breuvage effervescent est choisi, il faudra patienter une année supplémentaire pour déguster les premières bouteilles. /nmy










