Comment bien gérer le passage à l’heure d’hiver

À chaque décalage horaire, l’organisme met quelques jours à s’adapter. Conseils pour mieux ...
Comment bien gérer le passage à l’heure d’hiver

À chaque décalage horaire, l’organisme met quelques jours à s’adapter. Conseils pour mieux gérer cette période de l’année où les heures d’ensoleillement se font plus rares

A 3h du matin dans la nuit de samedi à dimanche, les horloges devront être reculées à 2h. (Photo d'illustration) A 3h du matin dans la nuit de samedi à dimanche, les horloges devront être reculées à 2h. (Photo d'illustration)

Les horloges s’apprêtent à reculer d’une heure dans la nuit de samedi à dimanche. Ce changement n’est pas sans impact sur le rythme circadien, soit l’alternance entre l’état éveillé et le sommeil. Quelques jours sont généralement nécessaires pour que l’organisme humain s’habitue complètement à ce nouvel horaire.

Cette adaptation dépend notamment de l’âge, mais aussi de l’horloge interne et de l’état de santé de chacun. Par exemple, les personnes âgées qui se couchent et se lèvent très tôt auront plus de peine a s’adapter que les adolescents qui se couchent tard et se lèvent tard le matin.

Les explications de Sandra Van den Broecke, pneumologue et somnologue au sein du Réseau hospitalier neuchâtelois :

Pour ceux qui redoutent le changement d’heure, quelques conseils peuvent aider à mieux franchir le cap. La Dre Sandra Van den Broecke recommande de décaler progressivement sont horloge interne, de quinze minutes en quinze minutes durant les 4 jours qui précèdent le passage à l’heure d’hiver. L’hygiène de vie est également importante pour mieux vivre ces changements, rappelle la Dre Gianina Luca, psychiatre et somnologue au RHNe et au Centre neuchâtelois de psychiatrie. La spécialiste conseille notamment de ne pas aller au lit lorsque l'on n’a pas sommeil, et de ne pas rester au lit si on ne parvient pas à s’endormir.

Les recommandations de Gianina Luca, psychiatre et somnologue au RHNe et au CNP: 

Autre difficulté à cette période de l’année : s’habituer à la baisse de la luminosité. Jusqu’au 21 décembre, les jours ne cessent de raccourcir. Entre le début de l’automne et la fin de l’hiver, 3 à 4% de la population souffrent de blues hivernal. Une pathologie à ne pas confondre avec une dépression classique.

Les symptômes du blues hivernal expliqués par la Dre Gianina Luca :

Si vous ressentez une baisse d’énergie et de motivation, ainsi qu’une hyper somnolence et un appétit particulier pour les aliments sucrés, n’hésitez pas à consulter votre médecin traitant. Le blues hivernal peut se traiter avec différentes méthodes comme la luminothérapie et si nécessaire une prise en charge sur le plan psychologique.

Zoom sur le fonctionnement de notre horloge interne avec Aude Raimondi: 

/ara


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