La branche fait face à une baisse des volumes produits dans le Jura, selon le dernier rapport d’AgriJura. Pour le Jurassien Boris Beuret, président de la MIBA, la situation est inquiétante, mais il y a un réel potentiel à saisir
Le marché du lait est pris dans une spirale négative. Les producteurs sont toujours plus nombreux à jeter l’éponge depuis quelques années. L’an dernier, ils étaient 26 dans le Jura, selon le dernier rapport annuel d’AgriJura publié récemment. Les quantités de lait produites au niveau cantonal ont, par ailleurs, diminué, selon le document, passant de 92'000 à 90'730 tonnes.
La branche souffre d’une pression sur les prix depuis le début des années 2000, selon le président de la MIBA, la coopérative laitière du nord-ouest de la Suisse, Boris Beuret. Le Jurassien estime aussi qu’une mauvaise image lui colle à la peau. « Le risque est que les jeunes se découragent. Pour moi, cette évolution est inquiétante et il faut absolument la stopper », a indiqué à RFJ le producteur laitier de Corban.
Une croissance à saisir
Des solutions existent pour inverser la tendance d’après le président de la MIBA. « Il faut prendre conscience que la production laitière est, dans une région herbagère comme la Jura, la meilleure solution pour mettre en valeur notre terroir », souligne-t-il. Pour Boris Beuret, il est indispensable de remettre en valeur ce mode de production durable.
Dans cette optique, le Jurassien salue la création d’un groupe de réflexion par AgriJura pour limiter l’érosion du nombre de producteurs. Une croissance se profile au niveau la Tête de Moine et du Gruyère. « Ce serait un comble que l’économie jurassienne ne puisse pas profiter de ce développement qui pointe le bout de son nez », conclut le président de la MIBA. /alr









