Le Gouvernement jurassien a récemment répondu à une question de la députée socialiste Jelica Aubry-Janketic au sujet du code vestimentaire des élèves
Ce n’est plus vraiment la saison des mini-jupes, ou des « crop tops », mais la question de la tenue des écoliers est revenue dans l’actualité parlementaire. Le Gouvernement jurassien a récemment répondu à une question écrite posée par la socialiste Jelica Aubry-Janketic. La députée voulait entre autres savoir s’il ne valait pas mieux utiliser des codes vestimentaires « non-sexistes », et plutôt privilégier le débat. Pour rappel, un pictogramme ajouté par le collège Thurmann avait fait froncer quelques sourcils lors de la dernière rentrée. Ces images montrent deux silhouettes avec une zone en noir, pour représenter les parties du corps qui doivent être couvertes en classe.
Dans sa réponse, le Gouvernement jurassien estime que ce moyen de définir ce qui est acceptable ou pas n’est pas une atteinte sexiste. Les règles sont les mêmes pour les garçons et les filles. Il rappelle que ces pictogrammes ont été approuvés par la commission d’école, ainsi que par des enseignants. Il n’est pas non plus question de changer la situation actuelle : le Service de l’enseignement met à disposition un règlement type, et ce sont les écoles qui affinent.
En ce qui concerne les sanctions, la position du Gouvernement est claire : c’est le dialogue qui doit prévaloir. Les élèves qui arrivent en classe avec une tenue qui n’est pas correcte sont priés de ne pas le refaire le lendemain. Si ça ne marche pas, une sanction peut être prononcée, comme par exemple un travail de réflexion à réaliser à la maison.
L’exécutif ajoute qu’il rejoint un collectif d’enseignants de Thurmann qui avait dit : « il n’y a pas de mauvaises tenues, uniquement des endroits et des moments opportuns pour les porter ». /vja









