Le secteur automobile touché par une pénurie de magnésium

Après des problèmes d’approvisionnement de composants électroniques et de semi-conducteurs ...
Le secteur automobile touché par une pénurie de magnésium

Après des problèmes d’approvisionnement de composants électroniques et de semi-conducteurs, l’industrie automobile souffre d’un manque de magnésium. Les stocks de véhicules neufs fondent chez les concessionnaires de la région

Les constructeurs manquent de magnésium pour fabriquer des pièces et les concessionnaires en pâtissent. (Photo :  KEYSTONE/DPA-Zentralbild/SEBASTIAN KAHNERT) Les constructeurs manquent de magnésium pour fabriquer des pièces et les concessionnaires en pâtissent. (Photo : KEYSTONE/DPA-Zentralbild/SEBASTIAN KAHNERT)

Encore un coup dur pour l’industrie automobile. Déjà touchée par des pénuries de composants électroniques et de semi-conducteurs, elle manque à présent de magnésium. Ce métal est mélangé avec de l’aluminium et est ensuite utilisé pour fabriquer des pièces mécaniques ou encore des éléments de châssis. Le point de départ du problème se trouve en Chine selon le président de la section Jura et Jura bernois de l’Union professionnelle suisse de l’automobile. Frédéric Bassin explique que les productions chinoises de magnésium ont chuté ces dernières semaines. Cette situation impacte l’ensemble de l’industrie.


Des vitrines qui se vident

Les différentes pénuries rencontrées par le secteur automobile amenuisent les réserves des concessions de la région. « Ceux qui avaient un peu du stock ont des véhicules, mais ça devient gentiment des denrées rares », indique Frédéric Bassin. La pandémie de coronavirus a impacté l’activité des constructeurs et les différentes pénuries qui affectent actuellement l’industrie devraient freiner encore la production de voitures neuves l’année prochaine, selon lui.

Les difficultés de fabrication de véhicules auront des incidences sur le porte-monnaie des consommateurs d’après  le président de la section Jura et Jura bernois de l’Union professionnelle suisse de l’automobile. « Qui dit pénurie dit moins de production, donc automatiquement il y aura un impact sur le prix des véhicules. Pour l’instant, on ne sait pas trop à quel pourcentage ». Il estime aussi que les délais de livraison de trois mois en période normale ne pourront plus être respectés. Patience donc pour les acheteurs de voitures flambant neuves.

Une alternative semble se dessiner : l’occasion. Pour Frédéric Bassin, ce marché doit permettre de sauver des emplois dans les concessions qui vivent principalement de la vente. /nmy

« Il faudra un temps de production pour que ça revienne, pour autant que ça revienne »


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