Les communes ont l’avenir du Parc du Doubs entre leurs mains

Les quinze communes membres du Parc du Doubs sont invitées à voter le renouvellement de leur ...
Les communes ont l’avenir du Parc du Doubs entre leurs mains

Les quinze communes membres du Parc du Doubs sont invitées à voter le renouvellement de leur adhésion à l'association. Une nouvelle Charte régira cet engagement, qui courra de 2023 à 2032

Les quinze communes membres devront voter sur le renouvellement de leur adhésion au Parc du Doubs. Trois autres communes pourraient rejoindre l'association. (Photo : Parc naturel régional du Doubs). Les quinze communes membres devront voter sur le renouvellement de leur adhésion au Parc du Doubs. Trois autres communes pourraient rejoindre l'association. (Photo : Parc naturel régional du Doubs).

Les quinze communes membres du Parc du Doubs devront bientôt renouveler leur engagement. La charte qui les lie arrive à échéance l’année prochaine. Les différents législatifs, issus de communes jurassiennes, neuchâteloises et bernoises, devront voter un nouveau contrat pour une période de 10 ans.


Biodiversité, recherche et gouvernance commune

Le directeur du Parc du Doubs, Régis Borruat, se dit confiant quant à l'issue des votes d'adhésion dans les communes, puisque les futurs objectifs et activités de l’association ont été fixés avec les communes et leurs partenaires. Les axes stratégiques sont conservés, dont le maintien de la biodiversité, la protection du territoire et la mobilité douce. Parmi les nouveautés, le Parc mise sur une intensification des partenariats avec les Hautes écoles avoisinantes, pour promouvoir la recherche. Les communes seront aussi pleinement intégrées à la gouvernance du Parc : chacune d’entre elles sera représentée par une personne au sein du comité directeur.


Un potentiel trou sur la carte ?

Mais rien n’est acquis, puisque des critiques s’étaient faites entendre ces dernières années, notamment du côté de Saignelégier. Certains maires ne voient pas un grand intérêt à rejoindre le Parc, ils dénoncent un manque de projets concrets… D’autres sont plus satisfaits, en citant par exemple la réalisation de murs en pierres sèches. Régis Borruat estime que le fait de voir une commune renoncer à son engagement ne devrait pas changer la donne : « Ca ferait un peu comme un trou sur la carte… mais dans la mesure où la continuité territoriale et le maintien des valeurs paysagères et naturelles du parc sont assurés, la Confédération devrait nous octroyer le label parc naturel. »


Gagner des soutiens

Or, plutôt que de perdre des soutiens, le Parc espère en gagner et accueillir les communes de Soubey, Muriaux et du Bémont. Pour convaincre, il s’est fendu d’une brochure d’information distribuée ces derniers jours dans les boîtes aux lettres.

C’est la commune jurassienne des Enfers qui se prononcera en premier, le 29 novembre prochain. Les assemblées communales et conseil généraux voteront jusqu'à la fin de l'année et éventuellement en janvier 2022. Le dossier passera enfin entre les mains de l’Office fédéral de l’environnement. /vja-cto


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