Le frelon asiatique se plaît sur les hauteurs du canton du Jura. Les spécialistes avaient détruit le premier nid observé dans le Jura de cet insecte qui s'en prend aux abeilles en octobre 2020 au Noirmont. Un nouvel individu a été découvert ces derniers jours aux Bois, d’après l’Office jurassien de l’environnement qui a confirmé ce jeudi une information de RFJ. Il s'agit d'un cas isolé, aucun autre frelon asiatique n’ayant été observé dans le Jura cette année, à la connaissance de Noël Buchwalder, collaborateur à l’office en charge des espèces exotiques envahissantes. Cela s’explique notamment par l’humidité de l’été. A noter que le premier frelon asiatique découvert dans le Jura l’avait été en 2017 à Fregiécourt.
Danger limité
La destruction du nid découvert dernièrement aux Bois ne représente pas une priorité absolue en cette période. En effet, les reines quittent leur nid avant l’hiver, alors que les ouvrières qui y sont présentes meurent pendant la saison froide. D’ailleurs, les reines ne reviendront pas dans le même nid, selon Noël Buchwalder. D'après les spécialistes, le nid devrait être de petite taille aux Bois, en raison des conditions météorologiques.
Par ailleurs, la capture de cet insecte est la preuve que l’installation du frelon asiatique devrait perdurer dans la région, à en croire les experts. Ce dernier indique que plusieurs acteurs se mettent autour de la table pour définir des mesures dans notre région et éviter des dégâts trop conséquents dans les ruches.
Inquiétude dans les milieux apicoles
La nouvelle a été accueillie avec appréhension dans les milieux apicoles. C’est un nouveau coup dur après une année pauvre en miel, d’après Sonia Burri-Schmassmann, présidente de la Fédération d’apiculture du canton du Jura. Selon elle, « certains apiculteurs ont le moral assez bas » et se posent des questions quant à leur avenir. Elle appelle les instances fédérales à soutenir la branche en contribuant à la mise en place de mesures pour diminuer l’influence du frelon asiatique. Pour ce faire, il y a encore un certain besoin de données scientifiques sur cet insecte, d’après Sonia Burri-Schmassmann. /mle









