La patronne de l’Hôtel du Bœuf à St-Ursanne s’en va. Claudine Maillat rend son tablier après 32 années passées à servir ses clients. Elle a acheté l’établissement qui allait rythmer sa vie en 1989. Trois décennies plus tard, elle a trouvé un repreneur et peut donc partir sereinement à la retraite. La tenancière servira son dernier verre de l’amitié le 10 décembre prochain et rendra définitivement les clés de l’établissement en janvier. Même si Claudine Maillat sent que le moment de passer le témoin est arrivé, elle éprouve tout de même un petit pincement au cœur.
« On ne peut pas travailler jusqu’à ce que mort s’en suive »
En 32 ans, Claudine Maillat a vécu bien des changements. Le profil des clients qui ont dégusté un plat dans son restaurant a évolué avec le tourisme. Si les marcheurs sont toujours présents, les pêcheurs ne pointent quasiment plus le bout de leur nez. Elle a aussi connu l’époque durant laquelle la fumée de cigarette grisaillait les salles de son restaurant. L’arrivée d’une nouvelle loi à ce sujet a donné quelques sueurs froides à la tenancière de la cité médiévale. Même si dans l’ensemble tout s’est bien passé, les remarques de certains clients ont eu le don de l’énerver.
« Les gens ont compris que nous n’étions pas les responsables »
Parmi les épisodes qui ont marqué la patronne de l’Hôtel du Bœuf, la période du Covid-19 est en bonne place. Mais même dans les moments de trouble, Claudine Maillat a su rester positive et a pris cette situation comme une leçon.
« C’était l’apprentissage de la retraite »
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