« On espérait ne pas en arriver là, mais on s’y attendait ». Le confinement est une nouvelle fois de rigueur pour toute la population autrichienne à partir de lundi. Une semaine après l’annonce de l’isolement pour les personnes non-vaccinées, la nouvelle a fait l’effet d’une bombe dans toute l’Europe. L’Autriche affichait vendredi le chiffre record de 16'000 contaminations en 24 heures.
Autre nouveauté : la vaccination deviendra obligatoire à partir du mois de février. Actuellement, 66% de la population a reçu ses deux doses. C’est légèrement en-dessous de la moyenne européenne.
Aline Girod est une ancienne habitante de Reconvilier qui vit à Vienne. A la veille de l'entrée en vigueur du confinement, elle ne peut pas dire qu’elle soit choquée par cette nouvelle : « Il était clair que si l’on atteignait une certaine limite dans les hôpitaux, un confinement allait de nouveau être décrété », confie-t-elle.
Aline Girod : « J’ai la chance d’habiter à l’extérieur de la ville. Je ne ressens pas cette ambiance électrique »
Si certains redoutent l’isolement, d’autres y voient des avantages. Aline Girod prend ces vingt prochains jours comme une opportunité de passer plus de temps avec son bébé de onze mois et son époux. « Ça ne me dérange pas du tout de prendre le petit-déjeuner et de dîner avec eux », plaisante-t-elle.
Contrôle complet « impossible »
Difficile néanmoins de comprendre comment les autorités autrichiennes comptent garantir l’application de ces nouvelles dispositions. Sur place, Aline Girod nous révèle qu’un contrôle complet est simplement inimaginable. Des agents de police demandent de manière totalement aléatoire de présenter son certificat. « Cette semaine, il y avait effectivement plus de présence policière mais je n’ai personnellement encore jamais été contrôlée ».
Aline Girod : « Tout le monde le sait, un contrôle complet n’est absolument pas possible »
Opposants dans les rues
Les manifestations ont repris samedi à Vienne. Environ 40'000 personnes se sont rassemblées à l’appel de l’extrême droite, selon la police. Hormis quelques fumigènes et des jets de canettes, la marche s'est dans l'ensemble déroulée dans le calme. /ddc









