Le Conseiller national jurassien est de retour de Pologne, où il est allé visiter un poste à la frontière biélorusse pour le compte du Conseil de l’Europe
Des milliers de migrants sont toujours rassemblés en Biélorussie, à la frontière avec la Pologne. Alors que les refoulements continuent, Bruxelles accuse le régime d’Alexander Loukachenko d’instrumentaliser la crise à des fins politiques. Le Conseiller national jurassien Pierre-Alain Fridez a été dépêché sur place par le Conseil de l’Europe en fin de semaine dernière. Il n’a pas pu accéder à la zone d’exclusion, véritable boîte noire où l’aide humanitaire ne peut pas aller. Il a en revanche visité un poste-frontière où il a recueilli le témoignage d’une famille.
Le Jurassien rappelle que seule une aide de fortune est donnée par la population sur place et appelle à l’ouverture d’un couloir humanitaire. Selon lui, les refoulements doivent cesser : « Ce sont des entrées illégales en territoire polonais, mais même dans ce cadre-là, les grands règlements internationaux de l’asile permettent le dépôt d’une demande qui doit être traitée. On ne peut pas renvoyer les gens dans cette jungle. Il faut véritablement les sécuriser ».
« Le scénario du pire, c’est que rien ne bouge »
Pierre-Fridez admet que la Pologne fait face à une situation compliquée, avec le risque de créer un appel d’air si elle ouvre ses portes : « Il y a de la place en Europe, mais il faut réglementer la migration, créer les conditions d’un accès sécurisé. Chaque fois qu’une personne meurt ou souffre, c’est un peu l’âme de l’Europe qui s’évanouit ». /vja









