Les quantités et la qualité des betteraves récoltées ces derniers mois varient selon les exploitations. Toutes n’ont pas souffert des inondations de l’été. Le temps ensoleillé de l’automne a toutefois fait remonter le taux de sucre
La récolte de betteraves est moyenne cette année dans le Jura. Les arrachages ont débuté mi-septembre et se sont terminés il y a une semaine environ. Patrick Roth fait état de grandes disparités selon les agriculteurs. D’après le président de Jura Sucre, les quantités récoltées varient entre 50 et 70 tonnes à l’hectare. « On vit une année moyenne, plutôt dans le bas du tableau », juge-t-il. Les fortes pluies qui se sont abattues sur la région en juillet et août ont inondé certains champs. Le problème, c’est que « la betterave n’aime pas l’eau stagnante », explique Patrick Roth.
Ensoleillement bienvenu
Les betteraviers jurassiens ont tout de même pu compter sur une météo plus propice en octobre. L’ensoleillement en automne a permis aux betteraves arrachées plus tard dans la période de récolte de gagner en qualité. Mais le taux de sucre reste moyen et varie globalement entre 16 et 18%. Patrick Roth explique que le prix de base des productions est déterminé par la proportion de sucre qu’elles contiennent. La limite est placée à 16%. « Si c’est plus haut, c’est du bonus. Sinon, il y a une déduction. Mais les producteurs jurassiens vont s’en sortir, d’après les retours », précise-t-il.
Autre point positif, les betteraves ont été épargnées par les maladies. Le syndrome des basses richesses, une bactérie qui bloque la fixation du sucre dans la racine, a peu touché les récoltes jurassiennes, souffle le président de Jura Sucre. /nmy









