De plus en plus d'entrepreneurs tentent d'apporter leur contribution à la lutte en faveur du climat. Micro Precision Systems (MPS), qui n’en est pas à son coup d’essai, en fournit un nouvel exemple. Cette entreprise biennoise, également installée à Bonfol, vient de poser plus de 1'000 m2 de panneaux solaires sur le toit de son établissement jurassien. Elle disposait déjà de trois autres centrales photovoltaïque sur ses usines à Bienne et à Court. Ces quelques 609 panneaux photovoltaïque couvrent 13,5% des besoins énergétique de l’usine. Jusqu’où peut aller un tel établissement ? « Une usine autonome à 100%, je pense que ce n’est pas possible. On a des machines qui consomment donc on va plutôt agir pour réduire la consommation. Les panneaux couvrent une partie des besoins, et de l’autre côté on essaie de diminuer ces besoins. Quand on achète une machine, on est sensible à sa consommation », expose la directrice générale de MPS Nicola Thibaudeau.
Entretien avec Nicola Thibaudeau
Même si l’entreprise avait exploité ses façade pour poser des panneaux solaires, elle aurait pu couvrir « que » 25% maximum de ses besoins selon Raphaël Domjan, patron de Horus Network qui a procédé à l’installation. Le solaire, c’est son combat, persuadé chiffres à l’appui que le soleil et ses dérivés sont théoriquement capables de fournir toute l’énergie dont on a besoin sur terre. Une technologie au potentiel intéressant pour les bâtiments industriels. « Une usine comme celle-ci, avec beaucoup de climatisation, consomme le plus en été. Donc le solaire est extrêmement intéressant parce qu’il produit la journée et l’été. Et une usine consomme surtout la journée, contrairement à l’habitat. Donc le solaire se plie très bien à des activités industrielles. La problématique est que l’on n’arrivera pas à compenser totalement avec les surfaces qu’il y a à disposition sur les usines », explique Raphaël Domjan.
Mais c’est un pas non négligeable vers l’idéal d’une « usine propre ». Il estime, tout comme Nicola Thibaudeau, que les industriels peuvent encore faire beaucoup plus dans ce domaine. Néanmoins, l’industrie jurassienne évolue vers cette tendance durable relève le directeur de la CCIJ Pierre-Alain Berret. « MPS n’est pas une exception, même si ce qui se fait ici est à l’avant-garde. Mais c’est une tendance que l’on observe de plus en plus. Le virage s’opère. Ce n’est pas seulement de mettre des panneaux solaires, c’est aussi la philosophie qui va avec et qui est beaucoup plus large », défend le directeur de la CCIJ. C’est ce que Nicola Thibaudeau appelle la RSE, la « responsabilité sociale d’entreprise ». Comprenez un engagement global pour le climat qui passe par la réduction des déchets, une quête constante de la basse consommation, ou encore des bornes pour voitures électriques... justement alimentées par les panneaux solaires. /jpi










