Le déménagement de l’EMSp de Moutier à Bienne critiqué sur la forme

« Moutier ville jurassienne » dénonce une politique de terre brûlée. Autorités et responsables ...
Le déménagement de l’EMSp de Moutier à Bienne critiqué sur la forme

« Moutier ville jurassienne » dénonce une politique de terre brûlée. Autorités et responsables du transfert évoquent un manque de tact

Moutier voit l'EMSp déménager à Bienne dès 2022, ce qui fait grincer des dents. (Photo : Georges Henz). Moutier voit l'EMSp déménager à Bienne dès 2022, ce qui fait grincer des dents. (Photo : Georges Henz).

Le déménagement de l’Ecole de Maturité spécialisée de Moutier à Bienne à la prochaine rentrée d’août fait grincer des dents. Si sur le fond, la décision du canton de Berne était attendue de longue date, la forme soulève des réactions en pleine période préparatoire du transfert de la cité prévôtoise dans le canton du Jura.

L’Ecole de Maturité spécialisée et ses 140 élèves s’en iront donc à Bienne dès l’an prochain. Le mouvement Moutier ville jurassienne s’étonne « de la vitesse avec laquelle Berne poursuit son désengagement en Prévôté, alors que la date de transfert de la ville dans le Jura n’est toujours pas connue ». Et d’ajouter dans son communiqué que Berne « rétrograde de façon éhontée la ville de Moutier à un rôle de no-man’s-land », ce qui s’apparente, selon lui à de « basses représailles ». Moutier ville jurassienne attend du canton de Berne « qu’il cesse sa politique de la terre brûlée, emprunte d’une vengeance à peine voilée, ou qu’il s’engage à transférer Moutier dans les plus brefs délais ».

Du côté des autorités prévôtoises, le conseiller municipal Valentin Zuber est d’avis que le déménagement de l’Ecole de Maturité spécialisée à Bienne n’est pas une surprise. Il évoque cependant une maladresse dans la façon de faire. L’exécutif prévôtois n’a pas été prévenu. « Berne va vite pour démanteler, mais ne va pas vite pour le transfert de la ville », nous confie Valentin Zuber.

Chargé de projet de Moutier pour le transfert de la ville, Patrick Cerf déplore le manque de tact de Berne, qui a fait part de sa décision à la dernière minute. « On n’est pas ici dans une logique de partenariat. L’acte est unilatéral », affirme Patrick Cerf. Enfin le responsable de l’accueil de Moutier pour le canton du Jura dit comprendre le sentiment des Prévôtois. « Il faudra veiller à discuter ensemble sur les prochains dossier », déclare Patrick Tanner, ajoutant avoir eu peu ou pas d’emprise sur la décision bernoise.

Par ailleurs, les députés PSA au Grand Conseil bernois ont déposé une interpellation urgente ce mardi. Peter Gasser et Maurane Riesen demandent des éclaircissements au Conseil-exécutif, notamment sur la manière unilatérale de procéder. Les élus autonomistes demandent aussi au Gouvernement si celui-ci peut s’engager solennellement à ce que Moutier ne soit pas discriminée pendant la phase de négociations tripartites pour régler son départ. /rch


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