Pro Natura Jura veut suspendre la chasse au chamois

Une étude mandatée par l’association de défense de la nature montre que le nombre de chamois ...
Pro Natura Jura veut suspendre la chasse au chamois

Une étude mandatée par l’association de défense de la nature montre que le nombre de chamois est trop faible dans le canton. Pro Natura Jura pointe du doigt la surchasse et demande la mise en place d’un moratoire d'au moins cinq ans sur les prélèvements de ces animaux

Pro Natura Jura souhaite mettre la chasse aux chamois en pause pendant cinq ans pour permettre l'augmentation du nombre de ces animaux. (Photo libre de droits). Pro Natura Jura souhaite mettre la chasse aux chamois en pause pendant cinq ans pour permettre l'augmentation du nombre de ces animaux. (Photo libre de droits).

Pro Natura Jura veut mettre un coup de frein à la chasse au chamois dans le Jura. L’association de défense de la nature a mandaté une étude réalisée par le biologiste Gauvain Saucy et supervisée par l’Université de Neuchâtel. Les résultats indiquent que les prélèvements effectués ces dix dernières années ont « conduit a des effectifs très faibles, laissant même planer le spectre de la disparition de l’espèce », s’inquiète Pro Natura Jura ce vendredi. Le nombre d’animaux chassés dans le canton ne suit pas l’évolution de la population et cela est contraire aux objectifs de la Confédération, précise l’association. Cette dernière ajoute que chaque année, l’abattage concerne deux fois plus de mâles que de femelles. Les boucs reproducteurs se retrouvent ainsi trop peu nombreux et cela « représente un risque pour la viabilité à long terme de la population » de ces animaux. Avec ses 439 km2 d’habitat favorable aux chamois, le Jura pourrait en accueillir environ 4'400 sur son territoire, avance l’association. Or, selon l’étude, le meilleur recensement effectué lors de la dernière décennie grimpe à 350 individus. Pour permettre à ces animaux de repeupler le canton, Pro Natura Jura demande la mise en place d’un moratoire sur la chasse au chamois d’au moins cinq ans, le tout accompagné d’un suivi scientifique. Ces deux mesures devraient permettre à l’espèce de retrouver des effectifs naturels, conclut Pro Natura Jura. /comm-nmy


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