Le successeur de Vincent Steulet au poste de maire de la commune taignonne sera élu dimanche. L’élection met aux prises Jean-Marie Houlmann, 69 ans, à Christophe Noirjean, 27 ans. Présentation du duel
L’arrivée d’un nouveau chef à la mairie de Soubey n’est plus qu’une question de jours. Jean-Marie Houlmann et Christophe Noirjean briguent le poste de maire de la commune franc-montagnarde pour remplacer le démissionnaire Vincent Steulet. L’élection complémentaire se tient ce dimanche 19 décembre. A l’approche du scrutin, les deux candidats dévoilent leurs motivations et leurs ambitions.
Ficeler les dossiers en cours
Jean-Marie Houlmann a de la bouteille. A 69 ans, ce chauffeur à la retraite en est à sa troisième législature au Conseil communal de Soubey. Après 13 années passées sein de l’exécutif du village, il reste encore du pain sur la planche. « On a des dossiers clés comme la troisième et dernière étape de la réfection des chemins [pédestres] ainsi que l’interconnexion d’eau car même si nous disposons de nos propres sources, nous avons besoin d’eau en période de sécheresse », explique Jean-Marie Houlmann. Le natif de Soubey s’est donc lancé dans la course à la mairie pour ficeler les projets en cours. « Il me reste une année et j’ai envie de la finir correctement en suivant tous ses dossiers ».
De nouvelles élections communales se profilent à l’automne prochain. Si Jean-Marie Houlmann convoite le siège de maire cet hiver, il ne compte pourtant pas faire de vieux os à la tête de l’exécutif communal. Pour lui, « il est hors de question » de s’engager sur le long terme. Un point de vue qui ne souffre aucune contradiction, selon le candidat. Jean-Marie Houlmann voit plutôt un problème chez son adversaire, Christophe Noirjean. « Il faut déjà fonctionner comme conseiller avant de prétendre à la mairie, lâche le chauffeur à la retraite. Mais si c’est moi qui suis élu, j’espère qu’il prétendra à être conseiller et la porte lui est grande ouverte ».
Jean-Marie Houlmann :
Se faire au métier de maire sur le tas
A 27 ans, Christophe Noirjean a des choses à apprendre mais il n’a pas froid aux yeux. Ce chef de projet en télécommunication n’est pas non plus un novice en politique : il est membre du comité des jeunes libéraux-radicaux et a fait partie de la liste PLR lors de l’élection au Parlement jurassien en 2020. Christophe Noirjean est arrivé à Soubey il y a quatre ans. S’il brigue le siège de maire, c’est pour « relancer un peu le village » et y amener un vent de jeunesse. Il compte notamment s’attaquer à la consommation énergétique en misant sur le photovoltaïque. Le tourisme est un autre cheval de bataille. Le libéral-radical ne veut pas faire de Soubey un « mini Zermatt mais que les restaurants soient mis plus en valeur ».
Christophe Noirjean envisage d’occuper le poste de maire pendant plusieurs années et prévoit de faire ses armes en cours de route. Il aurait pu rejoindre l’exécutif communal en tant que conseiller mais « revenir en arrière n’aurait pas été correct vis-à-vis des personnes qui ont signé ma liste de candidature », explique-t-il. Se présenter à la mairie « permet de voir l’idée des gens dans le village, comprendre la mécanique, faire des erreurs parce que je pense qu’il y en aura, même si tout le monde en fait d’ailleurs », se défend le candidat. Pour apprendre le métier, il pourra compter sur l’ancien maire, Vincent Steullet. « On en a déjà parlé, il m’a dit qu’il serait là en cas de besoin ». Pour s’aiguiller, Christophe Noirjean souhaite aussi s’appuyer sur les membres du conseil communal et sur les habitants de Soubey. /nmy









