Rémy Meury, secrétaire du Syndicat des enseignants jurassiens, approuve la tenue d’une rentrée scolaire dès lundi mais ne cache pas que le défi reste de taille et les incertitudes nombreuses
La décision de maintenir une rentrée scolaire lundi est globalement approuvée par le Syndicat des enseignants jurassiens. Son secrétaire Rémy Meury a réagi au lendemain de la communication officielle du Canton du Jura. S’il n’appelait pas de ses vœux un report de la rentrée, il considère néanmoins qu'un retour dans les classes dans les circonstances sanitaires actuelles reste un défi de taille. « C’est une source d’inquiétude qui s’amplifie vu le nombre de contaminations dans le Jura. L’inquiétude est là. Je suis déjà satisfait que le canton maintienne les tests à la rentrée, ce qui n’est pas le cas de tous les cantons. Cela nous donnera une meilleure photographie du risque potentiel. Mais n’oublions pas que les élèves se retrouvent entre eux dans les classes, sans distanciation car ça n’est pas possible. Certes il y aura le masque, mais pas à la récréation. Donc il y aura un mélange des élèves qui risque d’être dangereux », craint Rémy Meury.
Rémy Meury : « L’inquiétude est là »
Le masque sera en effet obligatoire dès la 5e Harmos, ce qui reste moins sévère que le Canton de Berne qui l’imposera dès la troisième année. Un compromis acceptable mais pas sans risque pour la pédagogie selon Rémy Meury. « On parle d’enfants de 8-9 ans. Des enseignants m’ont déjà dit qu’ils craignaient que ce soit compliqué en termes de discipline pour s’assurer que les enfants maintiennent le masque convenablement. Je ne suis pas certain que l’on fasse beaucoup d’enseignement la première semaine. Ça reste difficile de communiquer avec quelqu’un dont on ne voit pas le visage », explique le secrétaire du SEJ qui espère que ce deuxième semestre scolaire ne virera pas au « gardiennage ». Il confirme par ailleurs que le Service de l’enseignement a bien sondé quelques enseignants retraités afin de pallier une éventuelle hécatombe du personnel scolaire mais reste « très surpris » par la mesure, les personnes de plus de 65 ans étant présentées comme les plus vulnérables. /jpi









