CBD à Moutier : mise aux normes attendue

L'entreprise qui cultive du cannabis thérapeutique dans l'ancienne verrerie de Moutier devra ...
CBD à Moutier : mise aux normes attendue

L'entreprise qui cultive du cannabis thérapeutique dans l'ancienne verrerie de Moutier devra déposer un permis en bonne et due forme. Les émanations d'odeurs font partie des problèmes à régler

Le chanvre a remplacé le verre à Moutier. Mais des règles devront être respectées par l'exploitant. Le chanvre a remplacé le verre à Moutier. Mais des règles devront être respectées par l'exploitant.

Le cannabis thérapeutique (ou CBD) a peut-être encore de beaux jours devant lui à Moutier, mais ceux qui le cultivent devront se mettre aux normes. L'entreprise IMAZUT Sàrl a été sommée mercredi de déposer une demande de permis en bonne et due forme jusqu'à la fin du mois de février. Une condition qui a été fixée à l'occasion d'une rencontre entre l'exploitant, le propriétaire de l'ancienne verrerie, les autorités prévôtoises, l'Assurance immobilière du canton de Berne (AIB) ainsi que des représentants des offices cantonaux de l'environnement et de l'économie. IMAZUT a commencé l'exploitation du CBD en août 2021 à Moutier. Ce n'est que plus tard que les autorités ont été alertées, notamment en raison de fortes odeurs de cannabis un peu partout dans la cité. Le maire de Moutier Marcel Winistoerfer, qui a assisté à la rencontre de mercredi, assure que ce problème devra être réglé :

« Les gaz doivent s’échapper par le haut »

L'émanation d'odeurs n'est qu'un des problèmes mis en lumière lors de la visite de mercredi. Le stockage d'engrais dans des locaux qui ne sont pas adaptés - avec le risque de fuite dans la Birse - fait aussi débat. De manière générale, l'immense bâtiment de 20'000 mètres carrés n'est pas forcément adapté pour une exploitation de ce type, et d'autres aménagements pourraient être demandés avec le concours du propriétaire. Le point de départ reste l'obtention d'un permis valable, ce qui manquait jusqu'à maintenant. Et pour ce genre de demande très spécifique, c'est le Conseil municipal qui aura le dernier mot :

« L'exploitant devra montrer sa bonne volonté »

La balle est donc désormais dans le camp d'IMAZUT. Marcel Winistoerfer assure que la Municipalité a réagi rapidement, ce qui n'est pas forcément facile depuis la disparition de la police municipale - et donc de la police des constructions - il y a plus de 10 ans. C'est elle qui s'occupait habituellement des contrôles lors de l'installation de nouvelles activités. « Le souci a été repéré relativement tôt. Et la donne est désormais claire : une mise en conformité est nécessaire, sans quoi l’exploitation devra être interrompue. » /oza


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