De Reconvilier à la Bolivie : cap sur un rêve

Du journalisme au volontariat, Marisol Hofmann part pour trois ans en Bolivie. Originaire de ...
De Reconvilier à la Bolivie : cap sur un rêve

Du journalisme au volontariat, Marisol Hofmann part pour trois ans en Bolivie. Originaire de Reconvilier, elle s’en va sensibiliser les jeunes à leurs droits, dans ce pays dont l’économie dépend surtout des exportations

Un sac d’environ 15 kilos : c’est tout ce que Marisol Hofmann emportera avec elle dans ce périple de trois ans. Un sac d’environ 15 kilos : c’est tout ce que Marisol Hofmann emportera avec elle dans ce périple de trois ans.

Près de 10’000 kilomètres séparent Marisol Hofmann de son rêve. La journaliste du Journal du Jura décolle dimanche direction la Bolivie. Elle part pour une durée de trois ans avec une mission : sensibiliser la jeunesse bolivienne à ses droits environnementaux, entre autres. « Le problème est que l’économie bolivienne est essentiellement basée sur l’extractivisme (soit l’extraction des ressources naturelles, ndlr) », explique-t-elle. Cette activité exerce d’importantes pressions sur les ONG et sur les populations indigènes. C’est là que Marisol intervient : « L’objectif et de donner accès à une information fiable, de sources fiables ».

Mettre au point une stratégie de communication, produire des contenus multimédias, organiser des ateliers : la jeune femme originaire de Reconvilier traitera donc des inégalités sociales sous différentes formes. Un engagement qui lui tient à cœur et qu’elle vise depuis de nombreuses années. « C’est un mélange d’excitation et d’appréhension car il faudra tout recommencer de zéro ».

Marisol Hofmann : « C’est un rêve que je porte depuis l’âge de neuf ans »

Quand j’ai un cap, j’y vais. Je ne sais pas quand j’y arriverai, ni comment mais ce cap est là et je n’en ai pas démordu

Du pain sur la planche

A l’occasion de ce projet humanitaire, Marisol Hofmann, qui est aussi fille de boulanger, a lancé avec son papa le pain Soleil des Incas, confectionné à base de quinoa et d’amarante, les céréales sacrées de cette civilisation. Pour chaque pain vendu, 50 centimes seront reversés à son projet humanitaire.

Sa famille s’implique donc elle aussi dans ses démarches. « Avec sa vision de filière courte, c’est mon père que m’a sensibilisée à la notion de protection de l’environnement », ajoute Marisol.

Du quinoa et de l'amarante composent le pain Soleil des Incas, confectionné par le papa de Marisol Hofmann à l'occasion de son projet humanitaire. Du quinoa et de l'amarante composent le pain Soleil des Incas, confectionné par le papa de Marisol Hofmann à l'occasion de son projet humanitaire.

Marisol Hofmann : « Pour mon entourage, ce projet a toujours été une évidence »

Marisol Hofmann met donc les voiles direction la Bolivie dimanche. Elle prévoit de rentrer au bercail à la moitié de son mandat, avant de repartir pour la suite de sa mission. /ddc


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