Pas de recrudescence sectaire liée au Covid-19 dans le Jura

Le Gouvernement jurassien estime que la pandémie n’a pas provoqué de hausse des activités sectaires ...
Pas de recrudescence sectaire liée au Covid-19 dans le Jura

Le Gouvernement jurassien estime que la pandémie n’a pas provoqué de hausse des activités sectaires dans le canton, en réponse à une question écrite du député socialiste Patrick Cerf

Le député de Corban Patrick Cerf avait interpellé le Gouvernement jurassien au sujet des dérives sectaires provoquées par la pandémie de coronavirus. Le député de Corban Patrick Cerf avait interpellé le Gouvernement jurassien au sujet des dérives sectaires provoquées par la pandémie de coronavirus.

Circulez, il n’y a rien à voir. C’est, en substance, la réponse du Gouvernement à une question écrite de Patrick Cerf sur une éventuelle recrudescence de dérives sectaires dans le Jura en lien avec le Covid-19. Le député socialiste s’inquiétait de voir la crise sanitaire « libérer les croyances les plus farfelues » et dénonçait « les opportunistes qui n’hésitent pas à en profiter pour séduire de nouveaux adeptes ». L’élu de Corban citait ainsi le complotisme, l’ésotérisme ou encore des déviances thérapeutiques. Il s’appuyait aussi sur le cas d’un patient de l’Hôpital du Jura dont la peau est devenue bleue en novembre dernier après avoir pris de l’argent colloïdal pour se prémunir du Covid-19.

Dans sa réponse, le Gouvernement indique qu’aucune augmentation des activités sectaires n’a été constaté dans le Jura du fait de la pandémie. Il précise que le canton, par sa police et ses autorités pénales, est assez outillé pour identifier et prévenir les dérives de ce type, en particulier les risques de passer à des actes d’extrémisme violent. Une cellule de vigilance pourrait ainsi être mise en place rapidement mais une telle mesure n’est ni nécessaire, ni utile à l’heure actuelle, selon lui. De même, le Gouvernement estime que les employés de l’Etat sont suffisamment formés pour déceler d’éventuelles dérives sectaires et que des formations complémentaires ne sont pas requises.

L’exécutif cantonal refuse, par ailleurs, de qualifier de « sectaires » certaines dérives thérapeutiques. Il affirme que les quelques cas relatés par la presse ne suffisent pas à admettre l’existence d’une dérive sectaire en lien avec la pandémie dans le Jura. /fco


 

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