Une longue, une très longue attente a pris fin pour Lara Gut-Behrami. La Tessinoise est devenue ce vendredi championne olympique de Super-G aux Jeux de Pékin. Elle a devancé l’Autrichienne Mirjam Puchner de 22 centièmes et une autre Suissesse, Michelle Gisin, de 30 centièmes. Lara Gut-Behrami a ainsi décroché sa première médaille d’or olympique. Ce titre constitue l’apothéose de sa carrière.
Le commentaire de François Comte :
Lara Gut-Behrami la voulait, la cherchait depuis si longtemps cette médaille d’or olympique. La quête de la Tessinoise prenait l’allure de celle de l’inaccessible étoile, jusqu’à ce jour de février 2022.
L’or olympique de Lara Gut-Behrami, c’est la victoire d’une détermination qui force le respect. La Tessinoise a connu des passages à vide et de graves blessures dans sa carrière mais elle s’est toujours relevée, aussi forte et même plus forte qu’avant. Son abnégation a été totale, absolue, forcément excessive par moments, ce qui lui a valu son lot d’incompréhensions et de critiques.
Car l’or olympique de Lara Gut-Behrami, c’est aussi la victoire d’un caractère, un sacré caractère. Dès ses débuts, la presse et le public ont voulu faire de la Tessinoise la petite fiancée de la Suisse. Elle avait tout pour ça : la jeunesse, la fraîcheur, la maîtrise parfaite de trois langues nationales… mais voilà, Lara Gut-Behrami ne le voulait pas et certains ne l’ont pas compris et lui en ont voulu. Elle, elle ne voulait qu’une chose : gagner et elle l’a fait, sans réserve… Que faire d’autre que s’incliner et dire merci… A 30 ans, la Tessinoise a tout gagné, absolument tout, et vous savez quoi : elle pourrait bien ne pas s’en satisfaire...








