Les citoyens de la capitale jurassienne ont approuvé dimanche le départ de la ville de la société Régiogaz. Selon les autorités de Delémont et de Rossemaison, ce vote permet d’aller de l’avant et d’apaiser les relations intercommunales
Régiogaz peut se préparer à poursuivre sa route sans Delémont. Les citoyens de la capitale jurassienne ont accepté dimanche à plus de 76% que la Municipalité vende les actions qu’elle détient au sein de la société qui gère le gaz. La campagne en lien avec cette votation avait provoqué le retrait provisoire de Rossemaison de l’agglomération delémontaine. L’exécutif du village vadais avait notamment estimé que le message envoyé à la population était « rempli d’inexactitudes ». Aujourd’hui, le maire de Rossemaison prend acte et estime qu’il est possible d’aller de l’avant. « L’idée après ce vote est d’essayer de se mettre le moins possible de bâtons dans les roues », souligne Yann Rufer.
Au niveau des relations intercommunales, le maire souligne que la situation est désormais apaisée. Selon lui, la commune est prête à réintégrer l’agglomération. « La voie du dialogue est bien engagée et la commune veut y participer. Il faut quand même qu’on mette certains points en place pour que tout se passe bien pour la suite », conclut Yann Rufer.
Yann Rufer : « La commune souhaite in fine réintégrer l’agglomération »
Le sentiment est partagé par la conseillère communale en charge de l’énergie au sein de la ville de Delémont. Murielle Macchi-Berdat est confiante quant à l’avenir des relations entre la capitale jurassienne et ses communes voisines. « Il faut se remettre autour de la table, rediscuter, que les choses se disent et se fassent en transparence », indique-t-elle.
Murielle Macchi-Berdat : « Je fais confiance à l’intelligence des gens »
Les actions proposées à des conditions favorables
Le Conseil communal de Delémont entend désormais proposer ses actions aux autres communes actionnaires de Régiogaz dans le cadre d’une convention et à des « conditions favorables », selon le communiqué de presse transmis dimanche à l’issue de la votation. L’exécutif de la capitale jurassienne y voit « un signal important pour la bonne marche des relations intercommunales ».
Le tarif d’un franc symbolique est notamment évoqué. Le maire de Rossemaison accueille cette proposition plutôt favorablement. « Il faudra voir quelle sera la clé de répartition, à savoir si on maintient la répartition proportionnelle actuelle ou si certaines communes veulent prendre davantage d’actions », explique Yann Rufer. Ce dernier ajoute qu’une décision sera prise dans les prochaines semaines. /alr









