Qui dit St-Valentin dit bien évidemment bouquet de fleurs, et quoi de mieux justement que la rose pour symboliser l’amour qu’une personne porte à son partenaire. La vente de ces fleurs explose donc comme chaque 14 février, jour de la fête des amoureux. Le problème est que les roses ne poussent pas en Suisse en cette période de l’année. Selon Alice Jeannerat, fleuriste à Delémont, il n’y a qu’un fournisseur de roses pour tout le pays et il ne peut les produire que durant la saison adéquate, soit à la fin du printemps. Mais face à la forte demande, les boutiques de la région doivent donc trouver des solutions. De nombreuses roses sont ainsi importées d’Équateur et de Hollande.
Alice Jeannerat : « Malheureusement, ce n’est pas la saison »
Conscience écologique ou bénéfice
Tous les vendeurs de roses se trouvent ainsi face à un dilemme : faire tourner leur boutique ou faire un geste pour l’environnement. Alice Jeannerat avoue volontiers qu’on « ne peut pas vraiment se passer des roses le 14 février, au risque de ne pas faire de chiffre d’affaires ». Elle relativise en expliquant que l’impact de ces fleurs sur l’écologie « reste moindre ». En effet, selon elle et son fournisseur, les roses sont importées dans un avion par grande quantité, ce qui affecte moins l’environnement que d’autres procédés. Elle considère que « partir en vacances plusieurs fois par an par exemple est plus mauvais pour l’écologie ». Cependant, elle souligne que même si l’effet est moindre, si l’on commence à additionner tous les trajets, cela commence à peser dans la balance. La fleuriste signale également que d’autres alternatives existent à cette saison, comme les tulipes. /lge









