Cabanes dans les arbres, yourtes, tippies… Les hébergements touristiques se déclinent désormais sous toutes les formes et c’est le filon que Jura Tourisme veut exploiter : faire du canton une destination privilégiée pour les logements insolites. Cette perspective a été intégrée à ses lignes directrices pour les années 2022-2026.
Une collaboration s’est mise en place entre Jura Tourisme et la section de l’aménagement du territoire. Objectif : définir un cadre pour l’implantation de projets de logements insolites. Un premier rapport est prévu à la fin du printemps.
Il faut dire que les hébergements qui offrent une expérience particulière remportent un grand succès auprès du public. A Coeuve, les cabanes dans les arbres de Christophe Tallat en sont un bon exemple. Cet ancien vendeur de meubles a lancé son projet de logement insolite en 2017 après plus de trois ans d’aventure administrative pour obtenir les autorisations de construire. Après ce parcours du combattant, son ambition a aujourd’hui porté ses fruits. Il affiche un taux d’occupation très élevé.
Christophe Tallat : « L'année 2022 s'annonce très très positive »
Une offre inférieure à la demande
Christophe Tallat est témoin de la forte demande en matière de logement insolite. Pour l’offre de cabane dans les arbres, il est presque le seul à en proposer dans la région. Une constatation qui pousse Jura Tourisme à intégrer ce secteur d’activité dans ses lignes directives 2022-2026. Guillaume Lachat, directeur de Jura Tourisme, prédit des retombées positives pour l’économie du canton. L’hébergement insolite attire des touristes externes qui dépensent ensuite auprès des entreprises locales.
Guillaume Lachat : « Si on agit sur l'hébergement touristique, on agit sur l'ensemble de la chaîne de valeure ajoutée »
Mais encore faut-il trouver des lieux propices pour construire ces hébergements. L’étude mandatée en collaboration avec le service de l’aménagement du territoire veut montrer la voie. Pour Céline Wermeille, urbaniste chargée du dossier, il ne faut cependant pas se méprendre. Il ne s’agit pas de généraliser des autorisations en dehors des zones à bâtir. L’étude actuellement en cours vise simplement à poser un cadre qui permettra de mieux appréhender les demandes futures. Sous la forme d’un catalogue, une vingtaine d’endroits adaptés à l’implantation de logements insolites devraient être listé.
Céline Wermeille : « On peut essayer d'orienter les demandes mais on ne peut pas vraiment les faciliter »
Céline Wermeille précise que toutes les autorisations continueront à être attribuées après une pesée des intérêts entre les enjeux économiques et la protection de l’environnement notamment. / lmv









