Le suivi des enfants guéris du cancer n’est « pas évident »

Ce mardi marque la Journée internationale du cancer de l’enfant. Des spécialistes estiment ...
Le suivi des enfants guéris du cancer n’est « pas évident »

Ce mardi marque la Journée internationale du cancer de l’enfant. Des spécialistes estiment que la Suisse doit améliorer les soins de suivi pour les jeunes patients qui ont vaincu la maladie. Constat partagé dans le Jura

Chaque année, 300 enfants et adolescents sont atteints d'un cancer en Suisse. (Photo libre de droits : illustration). Chaque année, 300 enfants et adolescents sont atteints d'un cancer en Suisse. (Photo libre de droits : illustration).

Les enfants guéris du cancer ne sont pas assez suivis en Suisse. En ce mardi 15 février, Journée internationale du cancer de l’enfant, des spécialistes tirent la sonnette d’alarme. Chaque année sur le sol helvète, environ 300 enfants sont atteints d’un cancer. Si huit jeunes patients sur dix survivent à la maladie de nos jours, 80% des guéris souffrent d’effets à long terme. C’est ce qu’indique aujourd’hui la faîtière Cancer de l’Enfant en Suisse. Selon elle, le pays a du retard en matière de soins de suivi et doit améliorer la situation. Ces contrôles réguliers interviennent après la guérison. Ils permettent notamment de s’assurer d’absence de sursaut de la maladie, et de surveiller de possibles et tardifs effets secondaires suite aux traitements oncologiques.


Peu de cas dans le Jura, mais un constat partagé

La ligue jurassienne de lutte contre le cancer partage le constat dressé par la faîtière. « Ce sont effectivement des difficultés auxquelles nous sommes confrontés », appuie sa présidente. Ludivine Mercier est aussi médecin-cheffe au service oncologie à l’Hôpital du Jura (H-JU). Elle précise que chaque année dans le canton, entre un et trois enfants sont atteints du cancer. Les jeunes Jurassiens malades suivent un traitement dans un centre spécialisé à Bâle. Une fois à l’âge adulte, ils retournent dans le service de Ludivine Mercier. « Ce n’est pas évident parce qu’on ne connaît pas bien l’histoire des patients. Même si on a les dossiers, on n’a pas vécu tout ça avec eux. C’est donc plus difficile de créer un lien thérapeutique », confie-t-elle. Et le nombre de cas relativement bas dans le canton ne permet pas forcément d’acquérir une grande expérience pour proposer « des soins qui sont au top de la qualité ».

Les explications de Ludivine Mercier :

Pour améliorer la situation, Ludivine Mercier esquisse pour solution la standardisation des prises en charge « pour que chaque personne suivie puisse avoir la même qualité de soin, peu importe l’endroit où elle habite et l’institution qui la prend en charge ». Chose qui, selon elle, est déjà appliquée pour les traitements. /nmy


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