Alors que son épouse et sa belle-fille étaient bloquées à Kiev, Jean-Daniel Oppliger a roulé 1600 kilomètres entre jeudi et vendredi passé pour aller rechercher les deux femmes. Il raconte la situation sur place
Depuis cinq jours, l'invasion russe en Ukraine pousse la population locale à fuir le pays. Mais cet exode a aussi des conséquences pour certains Neuchâtelois. Le Brévinier Jean-Daniel Oppliger a vécu une fin de mois très mouvementée. La semaine passée, sa femme originaire d’Ukraine était bloquée à Kiev avec sa belle-fille. Dans l'impossibilité de rentrer en avion, les deux femmes ont gagné le sud-ouest du pays en train. Jean-Daniel Oppliger a alors roulé 1600 kilomètres depuis la Suisse pour les retrouver à la gare de Lviv, afin de les rapatrier.
« La seule solution pour qu'elles échappent à la guerre, c'était que j'aille les chercher »
Dans la gare de Lviv, Jean-Daniel Oppliger a vu des jeunes gens partir à la guerre. Des instants qui l'ont bouleversé.
« De voir partir ces jeunes à la guerre, vous avez envie de pleurer »
La famille est désormais hors de danger en Pologne après avoir passé une éternité dans les bouchons à la frontière avec l'Ukraine. Pour parcourir les 20 derniers kilomètres, la famille Oppliger a eu besoin de 62 heures. Jean-Daniel se souvient de l'ambiance aux abords de la frontière :
« Il y a de la suspicion, mais aussi une entraide formidable »
/jha









