Claudio Cussigh : « C’est le plus beau métier du monde »

Le Bruntrutain a ouvert son magasin de disques il y a trois ans, alors qu'il arrivait à la ...
Claudio Cussigh : « C’est le plus beau métier du monde »

Le Bruntrutain a ouvert son magasin de disques il y a trois ans, alors qu'il arrivait à la retraite. Aujourd'hui, le petit local niché à la Rue du Gravier à Porrentruy est devenu un lieu de rencontres pour différentes générations

S'il a ouvert son magasin avec sa collection personnelle et quelques disques de son frère, aujourd'hui son magasin est rempli du sol au plafond. S'il a ouvert son magasin avec sa collection personnelle et quelques disques de son frère, aujourd'hui son magasin est rempli du sol au plafond.

On peut dire qu’il a la musique dans la peau. Claudio Cussig est disquaire à Porrentruy. Originaire du Frioul en Italie, il vit en Suisse depuis qu’il a 2 ans. Durant sa vie, le Bruntrutain a connu une multitude de parcours professionnels ; tour à tour typographe, journaliste, ou encore vendeur d’articles de sport. Il a ouvert son magasin de disques à Porrentruy il y a trois ans, lorsqu’il a entamé sa pré-retraite. Un moyen pour lui de compléter une rente qui ne lui suffit pas pour vivre, mais aussi de pratiquer ce qu’il appelle « le plus beau métier du monde ». Le septuagénaire a trouvé la bonne formule, car sans son AVS, c’est son activité de disquaire qui ne lui suffirait pas pour vivre. « Aujourd’hui, sans un revenu annexe, c’est quasiment impossible d’ouvrir un magasin de disques et d’en vivre » explique-t-il. Ce n’est donc pas un hasard si aujourd’hui il est le seul disquaire du canton.

Sa passion pour la musique, elle lui vient de son enfance. Lorsqu’il vivait à Reconvilier avec sa famille, une cousine lui apportait des disques qu’elle empruntait à un ami américain. C’est ainsi qu’il découvre Sinatra, Otis Redding ou Aretha Franklin, des « inconnus » pour l’enfant qu’il était, mais qui le marqueront à vie :

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Le vinyle, éternel résistant

Les temps sont durs pour la musique sur support physique. La tendance actuelle est plutôt à l’écoute en streaming. Il y a quelques jours, l'association suisse de la branche des labels musicaux a sorti ses chiffres. Le téléchargement et les supports physiques de musique enregistrée, continuent de reculer. Seuls les vinyles continuent de se vendre de plus en plus. Un phénomène que remarque Claudio dans sa boutique. « C’est encore plus vrai depuis que j’ai ouvert, précise-t-il. Même si je vends aussi des CD, je remarque que les jeunes sont très demandeurs de disques de Queen par exemple. Ceux des Beatles sont toujours recherchés par toutes les générations, ça ne change pas » explique Claudio Cussigh.

Son métier, il n’en changerait pour rien au monde. Niché dans un petit local commercial à la rue du Gravier, son quotidien est fait de sons et de rencontres, parfois improbables. « Tous les vinyles d’Edith Piaf que j’ai en stock proviennent de la même personne, raconte Claudio Cussigh. C’est une dame âgée qui vit à Porrentruy. Elle est la nièce du secrétaire d’Edith Piaf. Elle m’a légué une grande quantité de disques ainsi qu’une photo encadrée. » L’une des nombreuses anecdotes que Claudio Cussigh raconte volontiers lorsque l’on franchi la porte de son magasin. « Et tout le monde repart en me tutoyant » lance-t-il en souriant /tna


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