Le 8 mars marque la journée internationale de lutte pour le droit des femmes. L'Association interjurassienne Grève des femmes se remobilise pour défendre ses revendications. Egalité de droit, liberté de choix, lutte contre la violence domestique : les combats continuent
Le 8 mars marque la journée internationale de lutte pour les droits des femmes. Chaque année, cette initiative officialisée par les Nations Unies en 1977 entend mettre en avant les inégalités qu'il reste à combler entre les femmes et les hommes. De simples principes fondamentaux sont encore parfois oubliés, notamment lorsqu'il s'agit de liberté de choix ou à disposer de son corps.
Le commentaire de Caroline Toussaint :
Il y a quelques années, j’ai rencontré Inna Schevchenko, cette militante féministe ukrainienne qui avait fait parler d’elle grâce aux FEMEN. On a évoqué ce mouvement, mais aussi l’amour, le droit et la vie en Ukraine. C’est d’ailleurs par rapport à la situation géopolitique actuelle que j’ai eu envie de voir, sur les réseaux sociaux, ce que devenait Inna.
Instagram nous invite à épier la vie des autres, alors j’ai stalké, comme on dit. Quelques posts sur l’Ukraine, pour exprimer son soutien. Mais aussi beaucoup de photos d’elle avec un nourrisson. Sous l’une des images, Inna a écrit : « Si les hommes savaient comme il est difficile et beau de créer la vie, ils ne feraient jamais la guerre. » C'était simple et beau. Alors j’ai continué à faire défiler les images et ses réflexions sur sa vie de maman. Entre les posts joyeux sur l’allaitement et le superpouvoir des mères, j'ai remarqué cette photo d’elle enceinte, comme on en voit passer des dizaines tous les jours. Dans le texte lié, Inna Schevchenko dit les commentaires qu’elle a lu et entendu, lorsqu’elle a annoncé sa grossesse. « Qu’est-il arrivé à votre féminisme ? » « Tu ne pourras pas faire ton travail politique et intellectuel quand tu seras mère » ou encore « Oh non, pas toi ».
Votre ventre s’arrondit et l’on vous fait douter de tout
A tout ça, Inna répond en somme que chaque femme est libre de vivre sa vie comme elle l’entend, qu’elle ne sera jamais seulement une mère, jamais seulement une féministe. Et elle souligne : occupez-vous de vos affaires. J’ai envie d’ajouter : mesdames, et vous aussi messieurs : si vous avez envie d’avoir un enfant, c'est bien. Si vous n’en voulez pas, c’est bien aussi. Si vous avez envie de travailler à temps partiel ou de rester à la maison, que ce soit pour vous occuper d’un bébé ou pour écrire un roman, faites-le. Si vous avez envie d’avoir un emploi à 120% parce que ça vous fait plaisir, eh bien… faites-le. A chacun ses affaires et c’est très bien ainsi.
Nos invitées dans la Matinale RFJ
« Nous militons pour des retraites dignes et des salaires égaux »
Ce mardi, de nombreuses manifestations sont prévues un peu partout en Suisse. Dans le Jura aussi, Unia Transjurane organise une action à Delémont, pour dire non à la réforme des retraites. L'Association interjurassienne Grève des femmes se remobilise également. Céline Blaser, membre du comité, explique pourquoi cette journée du 8 mars est importante. Les retraites, l’avortement et les violences faites aux femmes sont quelques-unes des thématiques à l’ordre du jour de l’Association :
« Ce qui se passe en Russie n'aurait certainement pas eu lieu si c'était une femme à la tête du pays»
En 2020, 79% des femmes actives et ayant des enfants de moins de 15 ans travaillaient à temps partiel en Suisse, selon les chiffres de l'Office fédéral de la statistique. Nicola Thibaudeau, directrice de l’entreprise biennoise MPS, micro precision systems AG, qui compte aussi un site à Bonfol, est revenue sur sa carrière professionnelle. Etre une femme, force ou faiblesse dans l’entrepreneuriat ? Dirige-t-on différemment quand on est une femme ? Autant de questions auxquelles elle a répondu :
« Dans le hockey, la femme est moins vue… on fait tellement de sacrifices mais on reçoit moins que les hommes »
Dans le monde du sport, les femmes ne sont souvent pas encore traitées comme les hommes. Le 23 février dernier, la Fédération américaine de football annonçait que les joueuses de l'équipe nationale féminine seraient enfin payées comme leurs homologues masculins. Un accord sur l’égalité salariale a été trouvé entre les joueuses et leur fédération. Mais les inégalités sont encore nombreuses.La hockeyeuse jurassienne Laura Desboeufs vient de remporter la Coupe de Suisse avec le HC Lugano. Elle compte aussi quatre titres nationaux à son palmarès. Vivre dans l’ombre du hockey sur glace masculin n’est pas toujours facile pour elle :
La Journée de la femme a été célébrée pour la première fois il y a 111 ans - en Suisse et dans trois autres pays européens. Elle a lieu chaque année le 8 mars. Les conditions de travail et la position sociale des femmes ainsi que leurs revendications sont thématisées lors de cette journée. /cto-mmi-mle-ats











