Une centaine d’élèves devront se trouver une nouvelle école pour la rentrée d’août. La fermeture de l’école privée Ste-Ursule a été annoncée mercredi. Face aux difficultés financières, le conseil de fondation et la direction avaient décidé d’augmenter les tarifs. Moins d’enfants étaient déjà annoncés pour le prochain semestre. A cela s’ajoute le manque de soutien d’une fondation externe. Les finances de l’institution bruntrutaine ne permettaient plus de se projeter sur plusieurs mois, d’après le directeur René Dosch.
La douche froide
Pour certains parents, c’est la douche froide. Mais pour la plupart des personnes contactées, la fermeture définitive n’est pas une surprise. Après l’annonce de l’augmentation des frais d’écolage, plusieurs se sont déjà renseignés pour changer d’école. Toutefois quelques personnes vont entreprendre des démarches pour éviter le funeste destin de Ste-Ursule. Cette maman affirme que nulle part ailleurs, elle ne retrouvera ce cadre. Selon elle, ce sera « une catastrophe pour les enfants », qui ont des difficultés, d’intégrer l’école publique. Elle souhaite interpeller le Gouvernement. Le ministre de la Formation, Martial Courtet, indique que les relations avec Ste-Ursule sont bonnes. Concernant les subventions octroyées par l’Etat, les bases légales ont été appliquées. « Les problèmes de l’école Ste-Ursule n’étaient pas du registre de la collaboration avec l’Etat », réagit Martial Courtet.
Et à la rentrée ?
105 enfants en âge de scolarité fréquentent actuellement l’école Ste-Ursule. Certains parents ont déjà prévu d’inscrire leur enfant à l’école privée St-Charles, qui n’accepte les écoliers qu’à partir de la 5e année. La majorité vont opter pour l’école publique, sans pouvoir choisir le cercle scolaire. Un papa nous a confié que le Service de l’enseignement venait de refuser un tel changement, alors qu’il avait évoqué des raisons médicales.
A Ste-Ursule, ils sont 55 enfants dans le primaire, 32 adolescents dans le niveau secondaire, dont 6 proviennent de la Vallée de Delémont. Enfin l’établissement bruntrutain accueille également une vingtaine d’enfants français, qui devront poursuivre leur instruction de l’autre côté de la frontière, à moins de déménager dans le Jura, ce qui est envisagé par cette famille suisse.
Le ministre Martial Courtet tient à rassurer quant à l'encadrement offert dans les écoles publiques
Moins de frais
Pour le moment, le Service de l’enseignement imagine ouvrir 1 à 2 classes, ce qui va engendrer des frais mais qui devraient être, selon le ministre de la formation, moins importants que le budget de 500'000 francs alloué à l’école Ste-Ursule pour 2022. /ncp









