L'idée d'un moratoire sur la 5G millimétrique n'a pas séduit le Parlement fédéral. Après le Conseil des Etats, le National a tacitement refusé mercredi de donner suite à trois initiatives des cantons du Jura, de Neuchâtel et de Genève. Ces derniers souhaitaient suspendre le développement de cette technologie dans l’attende d'une vue d'ensemble de l'exposition de la population au rayonnement. La 5G millimétrique concerne des antennes utilisant des très hautes fréquences pour augmenter la puissance. Aujourd'hui, la 3G, la 4G et le wifi fonctionnent jusqu'à 5GHz. La 5G millimétrique est comprise entre 15 et 20 GHz.
Selon la commission en charge du dossier, les mesures d'accompagnement prises par le Conseil fédéral dans la perspective du développement de la téléphonie mobile répondent largement aux objectifs des initiatives. Les demandes des cantons sont ainsi en train d'être remplies. Le Parlement a chargé le Conseil fédéral de renforcer le soutien aux recherches sur le rayonnement dans le cadre de la téléphonie mobile. Par ailleurs, la Confédération travaille, en collaboration avec les cantons, à la mise en place d’un cadastre national des ondes destiné à informer la population des effets du rayonnement.
La population sera également sensibilisée. La création d’un service de consultation de médecine environnementale sur le rayonnement non ionisant (RNI) est aussi à l'agenda de la Confédération. /ATS-alr









