Les scouts de Delémont étaient de sortie samedi, lors de la journée nationale de découverte du scoutisme. Une cinquantaine de curieux sont venus découvrir les activités des groupes St-Michel et Notre-Dame de la Route
Les scouts de Suisse ont investi les bois samedi, à l’occasion de la journée nationale de découverte du scoutisme. Dans le Jura, plusieurs rencontres ont été organisées, notamment à Delémont. Là, les deux groupes scouts St-Michel et Notre-Dame de la Route se sont réunis pour accueillir des jeunes aguerris et des curieux, afin de présenter leurs activités. Caroline Toussaint les a retrouvés près de leur campement, reportage :
« A l’école on apprend plutôt les maths… ici, on apprend à monter une tente et ce qui nous fait plaisir »
Au cours des dix dernières années en Suisse, le nombre de scouts a augmenté de 20%, pour s'établir à un peu plus de 50'000 membres. Quentin Gyseler, dit Pinson, est responsable du groupe St-Michel à Delémont. Il remarque que depuis la pandémie, de plus en plus de jeunes s'intéressent au scoutisme, et pas seulement parce que c'est une activité en extérieur : « C’est une activité en communauté, et c’est ça que les gens recherchent ». Son homologue chez les scoutes de Notre-Dame de la Route, Clotilde Marmy, dite Fennec, abonde en son sens, et ajoute que le fait de préparer à manger ensemble, construire un camp, sont autant de moments de partage.
Développement global de la personne
Malgré ce regain d'intérêt, Quentin Gyseler estime que les scouts restent encore méconnus, pour pas mal de monde : « Il y a un déficit d’image du côté des scouts, la population ne sait pas toujours ce qu’on fait et qui on est. » Pour lui, pas question de passer pour un Castor junior qui vend des cookies : « On a notre pédagogie propre, on accompagne le jeune enfant jusqu’à ce qu’il devienne jeune adulte à travers le développement global de la personne. On a la dimension sportive d’un club, mais aussi une dimension réflexive et des activités en nature. » Eveil à la forêt, plantation d'arbres, mais aussi discussions plus spirituelles. Quentin Gyseler et Clotilde Marmy assurent que les scouts accueillent des enfants de toutes les confessions : les scouts ne parlent plus de chrétienté, mais « d’humanisme », et abordent avec les jeunes des thèmes tels que le réchauffement climatique ou encore l'inclusion des personnes LGBTQ+, par exemple.
Réflexions sur la mixité
A Delémont, il y a encore deux groupes scouts et les filles et les garçons sont donc séparés... la plupart du temps. De plus en plus de rencontres se font dans la mixité. Ce qui amènent les responsables, dont Quentin Gyseler et Clotilde Marmy, à réfléchir à cet aspect du scoutisme :
« C'est aussi une question identitaire, et pas uniquement une question de mixité»
A Delémont, chaque groupe scout compte environ une soixantaine de membres. /cto










