Le canton du Jura doit légiférer pour éviter des dérives dans les médecines alternatives. Le député Patrick Cerf a récemment déposé une motion au Parlement jurassien. L’élu socialiste de Corban demande que l’État se dote d’outils efficaces pour encadrer et réguler ces différentes pratiques. En se basant sur un rapport édité en 2016 par l’Institut universitaire de médecine sociale et préventive (IUMSP), Patrick Cerf relève que le Jura est l’un des seuls cantons à ne pas avoir instauré un cadre dans ce domaine, alors qu’il est l’un des plus gros consommateurs de médecines alternatives dans le pays. Parmi les pistes à envisager, le député évoque l’autorisation d’exercer ou encore la nécessité de présenter un casier judiciaire vierge.
Le député socialiste indique que la pandémie a révélé de graves dérives en la matière. Patrick Cerf souligne qu’au moins deux thérapeutes ont été inquiétés par la justice jurassienne depuis 2021. Il donne l’exemple d’une spécialiste de la mycothérapie qui a été condamnée par la justice jurassienne en février à une peine privative de liberté avec sursis pour exercice illégal de la médecine. L’élu cite également « le malheureux Jurassien qui a ingurgité de la poudre d’argent pour se protéger du Covid ».
Patrick Cerf relève que ces « charlatans » ont discrédité l’ensemble des thérapies appartenant à la catégorie des médecines alternatives. L’élu estime que le Gouvernement jurassien doit intervenir afin d’apporter une meilleure reconnaissance aux professionnels de la branche et à ses patients. /alr









