Les éleveurs veulent conserver la prime de soutien au franches-montagnes

La Fédération jurassienne d’élevage chevalin s’aligne à la position de la fédération suisse ...
Les éleveurs veulent conserver la prime de soutien au franches-montagnes

La Fédération jurassienne d’élevage chevalin s’aligne à la position de la fédération suisse du franches-montagnes. Les deux entités veulent que l’article 24 de l’ordonnance sur l’élevage soit conservé, dans un souci de protection de la race

Les éleveurs espèrent pouvoir conserver la prime à la naissance, pour protéger la race franches-montagnes (photo d'archives). Les éleveurs espèrent pouvoir conserver la prime à la naissance, pour protéger la race franches-montagnes (photo d'archives).

La Fédération jurassienne d’élevage chevalin (FJEC) veut assurer la survie du franches-montagnes. Et ça passe notamment par le maintien d’une prime à la naissance de poulains. Réunis en assemblée jeudi soir, les membres de la FJEC se sont raliés à la position de la Fédération suisse du franches-montagnes (FSFM) : il faut conserver l’article 24 dans la nouvelle ordonnance sur l’élevage. Cet article assure aux éleveurs de recevoir 500 francs, pour chaque jument franches-montagnes qui met bas un poulain. Or, la Confédération envisageait de supprimer ce point : à la place, elle voulait que le franches-montagnes rejoigne les 32 races indigènes soutenues à l’article 23… ce qui implique que chaque naissance ne rapporterait plus que 245 francs aux éleveurs : « Cela n’incite pas à l’élevage. On risquerait de se retrouver seulement avec des chevaux de loisirs. Ca réduirait encore le nombre de naissances, qui est en baisse depuis plusieurs années », explique Claude Boillat, président de la FJEC. La Fédération et la FSFM feront donc part de leurs commentaires aux autorités ; le texte est en consultation jusqu’au 2 mai. La décision définitive devrait intervenir à l’automne.


Formation à parfaire
La FJEC a aussi fait ce constat : il existe trop peu d’occasions de se former à l’attelage, à la présentation ou au toilettage du cheval franches-montagnes dans le canton. Cela a été remarqué lors de la journée Vision 2030 du cheval FM, menée en collaboration avec la Fondation rurale interjurassienne (FRI). La FJEC envisage donc de davantage soutenir la formation des jeunes dans les écoles d’agriculture. Des éleveurs et des membres de syndicats chevalins pourraient être amenés à donner des cours. Des discussions sont à mener. /cto


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus