Le commentaire de François Comte :
« Emmanuel Macron a, certes, réussi à terminer en tête à l’issue du premier tour mais il ne peut pas se reposer sur d’aussi frêles lauriers. Le président sortant doit enfin quitter l’Aventin élyséen pour descendre dans l’arène, avec une carte dont il ne faudra toutefois pas abuser : celle de « moi ou le chaos ». En face, Marine Le Pen et l’extrême-droite n’ont jamais été aussi proches du pouvoir. La candidate du Rassemblement national a lissé son discours, du moins sur la forme, et la présence d’Eric Zemmour l’a banalisée. De fille du diable, elle passe désormais pour une gentille éleveuse de chats et va jouer à fond le « tout sauf Macron ».
Les résultats du premier tour l’ont montré : c’est l’électorat de Jean-Luc Mélenchon qui fera la décision le 24 avril. Inutile de tourner autour du pot : toute autre attitude que le vote Macron fera le jeu de Marine Le Pen. C’est d’ailleurs le principe du fameux « front républicain ». Ironie de l’histoire, le piège tendu par François Mitterrand dans les années 80 - soit de miser sur l’extrême-droite pour affaiblir la droite républicaine - vient de se refermer sur les électeurs de gauche. A eux, désormais, de prendre leurs responsabilités… » /fco









