Le PS et les Républicains finissent donc en guenilles. Les deux formations payent le manque d’incarnation de leur candidate respective et le recours au vote utile. Les électeurs de gauche modérée se sont tournés vers Jean-Luc Mélenchon et ceux de droite modérée vers le président sortant. Le dynamitage du paysage politique français voulu par Emmanuel Macron a provoqué la fragmentation de la gauche et de la droite dites
« républicaines » qui se retrouvent éparpillées par petits bouts, façon puzzle.
Marine Le Pen, de son côté, continue à progresser. Elle fait mieux qu’en 2017 avec pourtant une candidature Zemmour dans les pattes et pourra aussi compter sur certains reports de voix mais qui pourraient s’avérer un peu courts.
Quant à Emmanuel Macron, il ne pourra pas se satisfaire de son écart de 4% avec Marine Le Pen qui lui donne un petit bol d’oxygène mais en forme de trompe-l’œil. Ses reports de voix potentiels semblent faibles et il devra se méfier d’un éventuel réflexe « tout sauf Macron ».
De fait, c’est l’électorat de Jean-Luc Mélenchon qui constitue la clef du second tour. Les deux qualifiés ne s’y sont d’ailleurs pas trompés et dès dimanche soir c’est vers cet électorat qu’ils se sont faits les yeux de Chimène. /fco









