Le Conseil fédéral suscite la colère du monde agricole

L’Union suisse des paysans a vivement réagi mercredi soir après l’adoption de plusieurs ordonnances ...
Le Conseil fédéral suscite la colère du monde agricole

L’Union suisse des paysans a vivement réagi mercredi soir après l’adoption de plusieurs ordonnances instaurant des normes plus contraignantes concernant l’utilisation des pesticides et les pertes d’éléments fertilisants

Les normes concernant les pesticides vont bientôt devenir plus contraignantes. (Photo : KEYSTONE / Jean-Christophe Bott). Les normes concernant les pesticides vont bientôt devenir plus contraignantes. (Photo : KEYSTONE / Jean-Christophe Bott).

L’Union suisse des paysans s’insurge contre l’adoption de nouvelles normes de protection de l’environnement. Le Conseil fédéral a décidé mercredi de faire entrer en vigueur le 1er janvier prochain une partie des ordonnances liées à la loi fédérale sur la réduction des risques dus à l’utilisation de pesticides. Parmi les mesures prévues, les produits phytosanitaires qui présentent un risque potentiel élevé ne pourront plus être utilisés. Les pertes d’éléments fertilisants devront, par ailleurs, être réduites d’au moins 20% d’ici 2030. Elles interviennent, par exemple, lors de l’épandage de l’engrais par lessivage dans les eaux souterraines ou par ruissellement dans des eaux superficielles.

L’USP estime que le Conseil fédéral n’a pas suffisamment tenu compte des réalités actuelles liées à la guerre en Ukraine et de la pénurie alimentaire mondiale qui se profile. Dans son communiqué de presse, l’Union suisse des paysans estime que les différentes mesures sont disproportionnées et qu’elles « viennent affaiblir la production alimentaire indigène et donc l’approvisionnement de la population ».

Le responsable du département Production, marché et écologie à l’USP, Michel Darbellay, réagit aux mesures du Conseil fédéral

L’Union suisse des paysans estime que les décisions du Conseil fédéral vont à l’encontre des pratiques de l’Union européenne en cette période de crise géopolitique. « Tandis que l’Europe permet même de réaffecter certaines surfaces écologiques à la production de denrées alimentaires, le gouvernement suisse veut encore priver le secteur de 3,5% des meilleures terres arables », souligne l’USP. /comm-alr


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