Avec la désaffectation de la centrale nucléaire de Mühleberg, la Confédération envisage de réduire sa zone de distribution de pastilles d'iode. L'Arc jurassien est concerné. L'association Sortir du nucléaire monte au créneau
« Décision inacceptable »
L'association Sortir du nucléaire n'a pas tardé à réagir. Elle juge inacceptable cette décision et se battait même pour une distribution généralisée des pastilles d'iode sur tout le territoire suisse. « La pandémie nous a montré que la Suisse n’était pas préparée. Nous n’avons visiblement rien appris, c'est ce que nous montre la décision du Conseil fédéral », fustige le secrétaire général de l'association, Philippe de Rougemont :
« A contre-courant de l’histoire »
L'association Sortir du nucléaire rappelle que la seule protection des personnes contre le risque de cancer dû à l'exposition à l'iode radioactif est d'ingérer en temps voulu de l'iode stabilisé. En 2014, une distribution généralisée de comprimés a déjà été effectué à 4,6 millions de personnes habitant à l'intérieur d'un cercle de 50 kilomètres autour de chaque centrale du pays. Une distance que l'association juge insuffisante. « La radioactivité ne s’arrête pas aux limites fédérales de 50 kilomètres mais va bien au-delà. Le drame de Fukushima l’a démontré. Il s’agit donc de reconsidérer au plus vite la décision du Conseil fédéral. L'attentisme des autorités pourrait avoir des conséquences terribles », insiste Philippe de Rougemont, qui entend faire pression à tous les échelons :
Les distributions de pastilles d'iode par la Confédération ont lieu tous les 10 ans. La prochaine doit avoir lieu en 2024. A noter que le projet de révision partielle de l’ordonnance sur la distribution de comprimés d’iode à la population est en consultation dans les cantons, les partis et diverses associations jusqu'au mois d'août. /oza










