La guerre n’a pas de grande influence sur la distribution alimentaire suisse

Alors que certains rayons restent vides en France voisine, la Suisse n’est pas confrontée à ...
La guerre n’a pas de grande influence sur la distribution alimentaire suisse

Alors que certains rayons restent vides en France voisine, la Suisse n’est pas confrontée à des pénuries. Certains prix s’affichent toutefois à la hausse

Les grands distributeurs suisses ne souffrent pas de pénuries. (Photo d'illustration). Les grands distributeurs suisses ne souffrent pas de pénuries. (Photo d'illustration).

Les huiles de cuisson et la farine manquent dans les rayons de certains supermarchés en France voisine. Des commerces doivent faire face à des problèmes d’approvisionnement ces dernières semaines. Les clients ont parfois été limités dans le nombre de produits qu’ils pouvaient acheter. La situation géopolitique actuelle et les difficultés de transport liées au Covid sont apparemment en cause. Les géants alimentaires suisses semblent toutefois épargnés par ces difficultés. « La Suisse n’est pas la France. Ici en tout cas, on n’a pas de pénuries de matières premières. On n’a pas de produits qui manquent », explique Tristan Cerf, le porte-parole de Migros pour la Suisse. Ce dernier indique que le géant alimentaire possède sa propre industrie de production. Migros dispose de suffisamment de matière première pour faire fonctionner ses usines.

Le distributeur orange est plutôt confiant pour l’avenir, selon Tristan Cerf. La récolte des tournesols n’aura, par exemple, pas lieu avant plusieurs mois en Ukraine. D’après les premières informations reçues par Migros, les semailles ont commencé malgré le conflit en cours. La moitié de la production mondiale d’huile de tournesol provient de ce pays en guerre.

Tristan Cerf : « Il ne risque pas d’y avoir de pénuries »

L’augmentation des prix inquiète, par ailleurs, les consommateurs dans le contexte de la guerre en Ukraine. Si la tendance à la hausse s’observe clairement dans le domaine des énergies, elle reste pour l’instant modérée en Suisse au niveau des denrées alimentaires. Chez nos voisins français, le panier de base composé d’une trentaine de produits de première nécessité a augmenté de près de 3% en un an.

Migros a, de son côté, aussi procédé à une hausse de certains aliments au début de l’année, mais le conflit en Ukraine n’est pas en cause selon le porte-parole romand du magasin. Tristan Cerf explique que les différentes augmentations sont plutôt liées à la pandémie, notamment aux coûts de transport des marchandises et au prix de l’énergie. Les mauvaises récoltes de l’an dernier expliquent aussi cette situation. /alr


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