Le Neuchâtelois Milko Vuille prépare depuis 15 ans une expédition dans l’Arctique russe pour retrouver l’épave du bateau anglais qui a sombré en 1881. Cet explorateur passionné donne une conférence samedi à Saignelégier
Une croix sur une carte pour retrouver l’Eira. Milko Vuille plonge depuis 20 ans dans l’histoire de ce navire anglais qui a sombré en 1881 dans l’Arctique russe. Le Neuchâtelois de 61 ans, explorateur passionné, découvre l’existence de ce bateau et l’aventure de Benjamin Leigh Smith en 2003 et fouille de fond en comble tout ce qui a trait à l’explorateur anglais, son bateau et son équipage qui a survécu 10 mois sur une île avec son chien Bob. Le rêve de Milko Vuille est de mener une expédition archéologique à l’extrême nord russe, dans l’archipel François-Joseph, pour identifier et étudier avec précision les secrets que renferme encore l’épave de cette nef à vapeur historique. Le voyage est prévu pour cet été mais le conflit russo-ukrainien complique son organisation. La boussole de Milko Vuille montre pourtant depuis 2003 la direction de l’Eira. Il explique ce qui l’a plongé dans cette quête :
« De fils en aiguille il y a des choses qui se présentent »
Plus que les trésors matériels à découvrir, c’est l’histoire de ces aventuriers qui fascine Milko Vuille :
« J’ai cru que c’était un ami qui me faisait un gag »
Récemment, d’autres explorateurs ont donc trouvé des bouts de bois à l’endroit du naufrage de l’Eira. Un moment difficile pour Milko Vuille :
« C’était un peu comme si le ciel me tombait sur la tête »
L’expédition était prévue cet été, mais le conflit de la Russie avec l’Ukraine complique les choses et Milko Vuille ne sait pas quand il pourra enfin partir. /lbe









