Encéphalite à tiques : des séquelles à long terme

Troubles de la mémoire et de la concentration, difficultés à contrôler les mouvements : les ...
Encéphalite à tiques : des séquelles à long terme

Troubles de la mémoire et de la concentration, difficultés à contrôler les mouvements  : les conséquences de la méningo-encéphalite à tiques peuvent se prolonger des années, voire à vie

Nicolas Berney n’a pas tout de suite pris conscience de la gravité de son infection. Nicolas Berney n’a pas tout de suite pris conscience de la gravité de son infection.

Avec le retour des beaux jours et les promenades dans la nature, il faut reprendre l’habitude de se montrer vigilant vis-à-vis des piqures de tiques. L’acarien est très présent dans la région neuchâteloise, et il peut être porteur et transmettre des maladies graves. La borréliose, ou maladie de Lyme, est la plus répandue. 5 à 30% des tiques en sont porteuses. Causée par des bactéries, elle peut être traitée au moyen d’antibiotiques, mais il n’existe pas de vaccin.


Les conséquences de l’encéphalite

Autre maladie, la méningo-encéphalite à tiques est présente chez environ 1% de ces acariens. Là, c’est l’inverse  : il existe un vaccin efficace, mais pas de traitement direct. On ne peut combattre que les symptômes. 5 à 15% des personnes touchées contractent une atteinte du système nerveux, dont les conséquences peuvent être durables.En 2018, Nicolas Berney a contracté cette maladie après une piqure de tique. Près de quatre ans après, cet infirmier en psychiatrie neuchâtelois souffre encore de séquelles  :

C’est probablement au cours d’une balade en VTT que Nicolas Berney s’est fait piquer. Il n’a rien remarqué sur le moment, pourtant il était sensible à la question et se montrait vigilant. Il nous raconte son parcours face à la maladie  :

Avec le recul et la manière dont la maladie a impacté son quotidien, Nicolas Berney a changé d’attitude vis-à-vis des tiques. C’est également le cas de ses proches  :

Nicolas Berney qui estime que le corps médical gagnerait à être sensibilisé davantage aux conséquences et au traitement de l’encéphalite à tiques. En particulier, il juge que les cas ne devraient pas être banalisés et devraient faire l’objet d’un suivi plus intensif que celui qu’il a connu. Par ailleurs, le recours à des groupes d’entraide lui paraît être une bonne option pour les personnes touchées. /jhi


 

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