Charles Juillard au secours de Frontex

Après la démission du patron de l’agence européenne de protection des frontières qui fait l’objet ...
Charles Juillard au secours de Frontex

Après la démission du patron de l’agence européenne de protection des frontières qui fait l’objet d’une enquête, le conseiller aux Etats jurassien estime que cela ne doit pas remettre en question son renforcement soumis au vote le 15 mai

Le conseiller aux États jurassien Charles Juillard estime que le Conseil fédéral n'a rien caché aux Suisses. (Photo : KEYSTONE). Le conseiller aux États jurassien Charles Juillard estime que le Conseil fédéral n'a rien caché aux Suisses. (Photo : KEYSTONE).

Malgré l'affaire Frontex, Charles Juillard défend l'agence européenne de protection des frontières. Le conseiller aux Etats jurassien réagit aux propos tenus vendredi dernier sur RFJ par le conseiller national Pierre-Alain Fridez, auteur d’un rapport sur les « push-back » pour le Conseil de l’Europe. L'élu socialiste jurassien qualifiait notamment la Confédération de « complice de violations de droits humains » au sujet des renvois illégaux de migrants pour lesquels Frontex est visé par une enquête européenne. En tant que membre de la Commission de la politique de sécurité, Charles Juillard s'est aussi rendu en Grèce en juillet 2021 auprès de l'agence européenne et de son patron Fabrice Leggeri qui a démissionné la semaine dernière.

Charles Juillard : « Une quarantaine de postes pour mieux surveiller les agissements des agents aux frontières »

« Ce que l’on reproche aujourd’hui à Frontex, on le connaissait déjà. Nous sommes d’ailleurs, à l’époque, rentrés avec des réponses que nous avons soumis au Conseil des Etats. C’est en toute connaissance de cause que les chambres fédérales ont soutenu le projet puisque ces éléments ont été débattus en commission, parfois même devant le plénum », rappelle le conseiller aux Etats PDC qui affirme que le Conseil fédéral n'a rien caché aux Suisses et que cela ne doit pas remettre en cause la votation du 15 mai prochain. « Oui, il y a sans doute eu des renvois illégaux, et nous nous sommes basés sur l’enquête de l’Europe pour pointer ce qui ne jouait pas et pour dire que cela était contraire à notre ordre juridique. Mais c’est aussi la raison pour laquelle, dans le cadre du renforcement de Frontex, une quarantaine de postes seront créés pour mieux surveiller les agissements des agents aux frontières », défend Charles Juillard, conscient que « c’est un long processus et que le départ de Fabrice Leggeri ne va pas tout régler ». /jpi


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