Des offres dans la construction valables quelques jours

Le secteur de la métallurgie, comme d’autres, subissent les conséquences de la guerre en Ukraine ...
Des offres dans la construction valables quelques jours

Le secteur de la métallurgie, comme d’autres, subissent les conséquences de la guerre en Ukraine

Le secteur de la métallurgie n'est pas très réactif. Photo: Libre de droit. Le secteur de la métallurgie n'est pas très réactif. Photo: Libre de droit.

Le secteur de la construction tire la langue. Après les problèmes d’approvisionnement liés à la pandémie, la guerre en Ukraine cause de nombreuses difficultés notamment dans le secteur de la métallurgie. Certains métaux proviennent habituellement d’Ukraine. Et les embargos sur les produits russes ont aussi des conséquences sur les entreprises jurassiennes. Les prix gonflent ainsi de jour en jour. Francis Dubey à Fontenais a donné l’exemple à RFJ d’une offre établie en mars et validée par le client moins d’un mois plus tard, entretemps le prix des matières premières a bondi de 150%. Le secteur des métaux n’est pas très réactif, selon cet entrepreneur. Depuis la crise du Covid, qui a entraîné à travers le monde des fermetures d’usine, le marché s’est appauvri. En l’absence des chaînes d’approvisionnement d’Ukraine et de Russie, les autres pays fournisseurs peinent à supporter l’entier de la demande. Quand certaines matières ne peuvent plus être fournies, les entreprises jurassiennes tentent de trouver d’autres matériaux, comme a indiqué Cyrille Crevoiserat de Dukométal à RFJ. Des parades qui font grimper les prix et / ou rallonger les délais. Les entreprises contactées craignent que de nombreux clients ne reportent leurs travaux.  


Des offres de plus en plus courtes 

D’habitude une offre est valable environ trois mois. Désormais sa validité ne dure qu’une semaine, ou moins, selon le patron de Dukométal. Les prix indiqués par les fournisseurs changent quotidiennement. Alors certains spéculent à la hausse sur les propositions soumises au client afin de s’assurer une certaine marge. Car si le prix des matières premières grimpe, c’est à l’entrepreneur de casquer. Parfois, certains clients acceptent de partager la facture. Mais sur les marchés publics, la situation se corse encore, selon Didier Comte, de l'entreprise du même nom. Les offres sont figées sur 12 ou 24 mois. Et les normes SIA, la Société suisse des ingénieurs et architectes, précisent même que si l’exécution de la prestation est rendue plus difficile par des circonstances particulières, l’entrepreneur ne peut pas prétendre à une rémunération supplémentaire. Sauf exceptions, telles qu’un séisme, une tempête, ou une encore une violation de la paix du travail. Une guerre bouleversant les chaînes d’approvisionnement ne figure pas dans la liste. /ncp


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