La Croix-Rouge jurassienne a besoin de forces vives

Actuellement à flux tendu dans ses activités malgré ses 260 bénévoles, l’organisation constate ...
La Croix-Rouge jurassienne a besoin de forces vives

Actuellement à flux tendu dans ses activités malgré ses 260 bénévoles, l’organisation constate une hausse des besoins et ne parvient pas à répondre à toutes les sollicitations

La Croix-Rouge jurassienne est très sollicitée depuis la fin de la crise sanitaire. La Croix-Rouge jurassienne est très sollicitée depuis la fin de la crise sanitaire.

Après deux années marquées par le ralentissement dû à la crise sanitaire, la Croix-Rouge jurassienne tourne à nouveau à plein régime. Depuis le « retour à la normale », la fréquentation a même fortement augmenté pour certaines activités, notamment pour les après-midi loisirs. « Ça a été une explosion, on a aussi eu des demandes de communes où l’on a ouvert de nouvelles activités l’année passée. De fil en aiguille, les gens viennent toujours plus nombreux », dépeint Karine Bohin, responsable de l’action sociale et du bénévolat auprès de la Croix-Rouge jurassienne. Une reprise telle que l’organisation manque aujourd’hui de forces vives, malgré les 260 bénévoles déjà passablement sollicités. « On répond aux demandes mais on ne peut pas les développer et difficilement faire de la publicité. Dans les visites à domicile, j’ai une petite grand-maman qui m’appelle toutes les semaines pour me demander si une bénévole pourrait venir vers elle boire un café, faire ses quelques courses, acheter ses légumes bio… Et puis nous, on est démunis », regrette Karine Bohin.


Des besoins dans tous les services

Le service des transports, particulièrement sollicité, manque par exemple de chauffeurs. L’an dernier, près de 23'000 courses ont été organisées pour un total de 548'000 kilomètres, notamment pour des personnes qui se rendent de plus en plus dans les hôpitaux bâlois et bernois. Mais les besoins de renforts se ressentent sur tous les services. « Dans le secteur des familles, on a les « grands-parents de cœur » qui reprennent après la période Covid. On a beaucoup de demandes et on aimerait bien que quelques bénévoles se présentent à ce service, tout comme pour les visites à domicile créées en juin dernier où l’on est victime de notre succès ». Karine Bohin constate surtout que les demandes et les besoins ont augmenté après la crise sanitaire durant laquelle de nombreuses personnes ont été isolées.

La Croix-Rouge Jurassienne à flux tendu

« Une trentaine de bénévoles supplémentaires » espérés

« Il y a ce besoin de se reconnecter, de lien social. Les personnes âgées ont aussi perdu beaucoup de mobilité, elles sortent moins et cela va avec une forme de déprime après avoir été coupées du monde durant deux ans », explique la responsable du bénévolat. Certains bénévoles ont par ailleurs trouvé d’autres activités durant la crise sanitaire et ont fini par se désengager. Le conflit en Ukraine mobilise aussi des forces et suscite des engagements mais souvent « ciblés autour des populations ukrainiennes et pas forcément sur le long terme pour les autres activités de l’association », poursuit Karine Bohin qui estime les besoins globaux à une « trentaine de bénévoles supplémentaires ». Voilà qui permettrait selon elle d’assurer toutes les activités de la Croix-Rouge jurassienne et de ne pas sursolliciter les équipes actuelles. /jpi


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus