Pierre-Alain Fridez : « Les besoins sont énormes en Ukraine »

Le conseiller national jurassien est revenu samedi d'un voyage dans le pays en guerre pour ...
Pierre-Alain Fridez : « Les besoins sont énormes en Ukraine »

Le conseiller national jurassien est revenu samedi d'un voyage dans le pays en guerre pour le compte du Conseil de l'Europe

Pierre-Alain Fridez est revenu samedi d'Ukraine. (Archives) Pierre-Alain Fridez est revenu samedi d'Ukraine. (Archives)

Le conseiller national Pierre-Alain Fridez est revenu samedi d'un voyage en Ukraine, qui l'a également conduit en Slovaquie et en Roumanie. Il s'est rendu sur place pour le compte du Conseil de l'Europe, où le Jurassien représente la commission des migrations. Le but du voyage, qu'il a effectué en compagnie d'une secrétaire du Conseil, était humanitaire, a expliqué l'élu socialiste dimanche à Keystone-ATS. Il s'agit d'établir une liste des besoins des populations déplacées en raison de la guerre en Ukraine, de définir les besoins de l'Ukraine elle-même et des pays voisins. Au final, des recommandations seront faites aux pays membres du Conseil de l'Europe. Le rapport doit être présenté au plénum en juin.

La situation des millions de réfugiés est très différente selon le pays d'accueil, souligne Pierre-Alain Fridez. Une mère et ses enfants réfugiés en Suisse ne vivent pas la même chose que des Ukrainiens hébergés en Roumanie ou qu'une retraitée déplacée à l'intérieur du pays. A cela s'ajoute par exemple le problème de Roms ukrainiens qui se retrouvent à la frontière dépourvus de papiers d'identité, ou des personnes LGBT et d'étudiants, notamment africains. Entre 7 et 9 millions d'Ukrainiens sont déplacés à l'intérieur du pays.


Besoins énormes

Les besoins de soutien externe sont énormes, car les ressources manquent et les moyens sur place sont limités. Des soupes populaires sont organisées par endroits, mais il y a aussi le défi des hôpitaux surchargés, du soutien psychologique aux personnes déplacées ou la scolarisation des enfants.

« On est dans l’urgence », résume Pierre-Alain Fridez, mais l'agression de l'armée russe aura des portées à long terme.

Concernant les velléités de réarmement souhaité par la droite, le Jurassien estime que, paradoxalement, la Suisse est plus protégée actuellement que jamais. La puissante OTAN s'est réveillée et la Suisse est le passager clandestin de l'organisation de défense. Le danger que représentent les cyberattaques, les missiles ou une arme atomique est bien plus grand que le risque de voir un char russe en Suisse, constate le conseiller national. /ATS-lbe

Pierre-Alain Fridez a évoqué son voyage ce lundi dans La Matinale :


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