Le marché St-Germain cherche encore la bonne dynamique

Le marché participatif couvert de Porrentruy qui a ouvert ses portes fin septembre a besoin ...
Le marché St-Germain cherche encore la bonne dynamique

Le marché participatif couvert de Porrentruy qui a ouvert ses portes fin septembre a besoin de rentrées financières supplémentaires pour être viable. Plusieurs leviers vont être actionnés

Le marché St-Germain souhaite pouvoir davantage fidéliser sa clientèle afin d'être viable. (Photo: archives) Le marché St-Germain souhaite pouvoir davantage fidéliser sa clientèle afin d'être viable. (Photo: archives)

Le marché St-Germain de Porrentruy doit faire des ajustements pour assurer sa survie. Ce lieu participatif qui rassemble 85 coopérateurs et une septantaine de producteurs, essentiellement de la région, a ouvert ses portes fin septembre dans les anciens locaux Warteck. La première assemblée générale s’est tenue lundi soir. Il ressort que le marché couvert peine encore à rentrer dans ses frais. Avec un chiffre d’affaires moyen de 30'000 francs par mois, il manque 10'000 francs pour être viable. Il faut donc trouver des solutions, et notamment pour diminuer les charges : « Nous allons prochainement distribuer un tout-ménage en Ajoie afin de davantage faire connaître le lieu et ainsi augmenter les ventes. Il faudrait également diminuer mon taux de travail qui est actuellement de 90%, mais cela passe par davantage d’implication des coopérateurs. Nous allons aussi essayer de réduire les charges fixes que représentent le loyer et notre logiciel informatique », explique Aurélien Lüthi, le gérant du marché St-Germain, qui a constaté un essoufflement général dans la vente en circuit court avec les allégements des mesures anti-Covid.

Le marché St-Germain va encore travailler à améliorer son offre pour proposer davantage de produits à l’avenir et attirer plus de public, tout en respectant ses valeurs quant à la provenance des produits : « Nous sommes fournis principalement par des producteurs du terroir, mais un groupe de travail va étudier la possibilité de proposer des denrées qui ne viennent pas de Suisse. Nous souhaitons toutefois toujours connaitre la provenance de nos produits, mais les agrumes, les bananes ou les ananas, par exemple, suscitent un réel intérêt », poursuit Aurélien Lüthi.

Le comité du marché St-Germain croit encore au bien-fondé de sa démarche et ne s’est pas fixé d’échéance : « Nous n’avons pas encore gagné le changement des mentalités, mais nous avons une direction et c’est un travail de conviction », explique Gauthier Corbat, initiateur du projet. Le comité ne souhaite ainsi pas augmenter la marge de 20 à 25% qu’il prélève sur les producteurs. /emu


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