Peines lourdes requises dans une affaire d’actes d’ordre sexuel avec un enfant

La procureure a requis lundi des peines privatives de liberté de 7 ans et demi et de 8 ans ...
Peines lourdes requises dans une affaire d’actes d’ordre sexuel avec un enfant

La procureure a requis lundi des peines privatives de liberté de 7 ans et demi et de 8 ans envers deux frères accusés d’avoir abusé d’une enfant

Le Tribunal pénal de première instance est occupé par une affaire d'actes d'ordre sexuel sur un enfant. (Photo d'illustration) Le Tribunal pénal de première instance est occupé par une affaire d'actes d'ordre sexuel sur un enfant. (Photo d'illustration)

C’est une affaire sordide qui occupe le Tribunal pénal de première instance à Porrentruy depuis lundi. Deux frères sont accusés, notamment, d’actes d’ordre sexuel sur un enfant. Les faits se seraient produits dans les Franches-Montagnes entre 2011 et 2015. Ces amis de la famille reconnaissent les attouchements sur cette fillette alors âgée de 7 ans, selon les premiers souvenirs de la victime. Ayant 10 et 11 ans de plus, les deux frères regrettent leurs agissements. Par contre, ils réfutent toute pénétration, ainsi que les accusations de viols en commun. L’un d’eux a déclaré qu’il était « jeune et con ». L’autre affirme qu’il se questionnait sur son orientation sexuelle et voulait faire comme les autres. Ce n’est que lors du déménagement de la plaignante dans un autre village, quatre ans plus tard, que ces actes auraient pris fin.

La plaignante s’est sentie salie pendant cette période, lundi également face aux négations des prévenus. Elle affirme que les viols et les attouchements ont été commis au même moment. Quelques années plus tard, la jeune fille a révélé les faits à un éducateur. Lundi, la victime a souhaité être confrontée aux deux prévenus pour ne pas leur faciliter la tâche.


L’acquittement plaidé

Selon les prévenus, il n’y a eu que des attouchements alors qu’ils étaient mineurs. Et c’est sur leur âge que la défense s’est basée pour plaider l’acquittement. Leurs avocats contestent la période mentionnée par la jeune fille et mettent en doute ses déclarations pas assez concrètes quant aux dates indiquées. Ils auraient commis des attouchements sur cette enfant lorsqu’elle avait 6 ans et donc eux moins de 18 ans. L’avocate du frère aîné a demandé le classement de la procédure, car selon elle, c’est au Tribunal des mineurs de juger cette affaire. Selon l’avocat du frère cadet, puisque son client était mineur, les faits admis sont prescrits. Il a donc plaidé l’acquittement de tous les chefs d’accusation, assorti d’un tort moral.

La procureure a requis 7 ans et demi et 8 ans de peine privative de liberté. Laurie Roth a martelé à plusieurs reprises l’âge de la victime au début des faits, 7 ans jusqu’à ses 11 ans, au moment de son déménagement. Se référant aux déclarations de la jeune femme, âgée désormais de 17 ans, la magistrate a indiqué que les deux hommes mettaient des dessins animés pour la distraire pendant les agressions sexuelles. En attendant le procès, la victime a souhaité prouver à ses proches sa bonne foi. Elle a alors échangé des messages avec l’un des accusés. Ce dernier a répondu avec un « smiley »  à la remarque : tu m’as appris à faire l’amour.

L’avocat de la partie plaignante a suivi le réquisitoire et demandé 30'000 francs pour tort moral.

Le jugement sera rendu mercredi. /ncp


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