Sept ans de prison pour deux frères dans une sordide affaire de mœurs

Le Tribunal pénal de première instance à Porrentruy a reconnu mercredi deux hommes coupables ...
Sept ans de prison pour deux frères dans une sordide affaire de mœurs

Le Tribunal pénal de première instance à Porrentruy a reconnu mercredi deux hommes coupables notamment de viol sur une enfant

Les deux frères ont quitté le tribunal menottés mercredi à Porrentruy. (Photo : archives) Les deux frères ont quitté le tribunal menottés mercredi à Porrentruy. (Photo : archives)

« Un enfant sans innocence est une fleur sans parfum », c’est avec cette citation de François-René de Chateaubriand que la juge Marjorie Noirat a conclu son verdict, en appuyant sur la gravité de la faute des prévenus. Le Tribunal pénal de première instance à Porrentruy a reconnu mercredi deux frères coupables d’actes d’ordre sexuel sur une enfant incapable de discernement ou de résistance, dont une partie des actes effectués en commun, ainsi que de viol. Ils ont été condamnés à 7 ans de prison avec une arrestation immédiate et à verser solidairement 30'000 francs pour tort moral à la victime aujourd’hui âgée de 17 ans. Les deux hommes ont également l’interdiction d’avoir des contacts avec elle ou de l’approcher à moins de 100m pendant 5 ans. Ils devront aussi s’acquitter des frais judiciaires à hauteur d’environ 20'000 francs chacun.


Des proches de la famille

Les faits ont été commis aux Franches-Montagnes entre 2011 et 2015. La victime avait 7 ans lorsque les deux frères âgés de respectivement 10 et 11 ans de plus ont commencé à s’en prendre à elle. Le Tribunal a reconnu la crédibilité des déclarations de la jeune fille. Les trois juges ont souligné le mobile égoïste et odieux des deux prévenus. Ceux-ci ont fait fi de l’impact de leurs agissements sur le développement de la victime, qui était trop jeune pour se forger sa propre volonté. Ils s’en sont pris à son intégrité sexuelle de manière répétée et durant une longue période. De plus, les deux hommes lui ont imposé son premier rapport sexuel en laissant des marques susceptibles d’expliquer en partie les difficultés qu’elle rencontre aujourd’hui à s’inscrire dans une vie professionnelle ou éducative stable. Le Tribunal a aussi relevé la pression psychologique exercée par les deux frères qui vivaient dans le même immeuble que la victime et qui étaient des proches de sa famille. Ils ont maintenu dans le secret l’enfant qualifiée de « proie facile », livrée à elle-même pendant que ses parents travaillaient. Ils n’ont pas non plus eu de scrupules à faire passer leurs désirs avant les siens en agissant dans des lieux qui se voulaient rassurants pour elle.

Les avocats des deux prévenus ont annoncé qu’ils feraient appel du jugement dans le délai de 10 jours. /emu


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