Enfin au complet, le Conseil de ville de Moutier a repris calmement ses affaires lundi soir. L'avenir du Centre de renfort, d'intervention et de secours a fait l'objet de déclarations fortes des élus
L'avenir du Centre de renfort, d'intervention et de secours de Moutier (CRISM) s'impose de plus en plus comme l'un des enjeux majeurs du transfert de la cité prévôtoise dans le canton du Jura. Lundi soir, le sujet est revenu sur la table du Conseil de ville par l'intermédiaire du PCSI. Son élu Julien Berthold s'est inquiété plus précisément de la période qui court jusqu'au changement de canton. Dans l'intervalle, et si le CRISM devait perdre rapidement son statut de centre de renfort, comment assurer la sécurité des Prévôtois en cas d'événement de gravité majeure, interroge-t-il.
Concrètement, nombre d'élus ont demandé lundi que le Conseil municipal fasse preuve de fermeté et d'anticipation dans ce dossier, ceci afin que la ville de Moutier ne soit pas prétérité. La marge de manoeuvre semble étroite puisque c'est le canton de Berne qui décidera d'un éventuel démantèlement du CRISM. Le conseiller municipal Valentin Zuber l'a reconnu : « Nous n'avons aucune garantie que le changement d’affectation du CRISM se fasse après le transfert. Les inquiétudes sont légitimes, et nous devrons les porter sur le champ politique. » Et de rappeler que la ligne du Conseil municipal est claire : « Il existe des solutions simples, efficaces, pragmatiques, avec un système qui fonctionne. Nous peinons à comprendre les solutions avancées car elles prétéritent le CRISM d’abord, les communes voisines ensuite. On ne veut pas réinventer la roue. Les collaborations intercantonales existent déjà, et elles fonctionnent. »
Tant Laurent Coste (Le Centre) que Daniel Heizmann (PSA) ont abondé dans ce sens. Le dernier nommé s'est montré particulièrement remonté contre certaines personnalités du Grand Val, selon lesquelles « Moutier n’avait qu’à réfléchir avant ». Une aberration selon lui : « Le jour où il y aura un véritable pépin dans l'un de ces villages, avec des conséquences dramatiques, il y aura aussi des conséquences juridiques et pénales. Imaginez des renforts venant de Tramelan, avec un tunnel de l'A16 fermé comme cela arrive régulièrement. Il faut prendre compte de tout cela dans les discussions », a-t-il martelé. Et d'autres d'ajouter en apparté : « On ne parle plus de politique mais de sécurité des habitants ».
Un baptême en douceur
Mis à part ce dossier brûlant, la soirée aura été calme à la Sociét'halle. Une mise en bouche en douceur pour les douze nouveaux élus à siéger au législatif. Installés sur les sièges délaissés il y a un an par l'écrasante majorité des élus antiséparatistes, les « petits derniers » ont pu découvrir les rouages du Conseil de ville. Une expérience qui donne envie d'aller plus loin, comme en témoigne le jeune PSA Mathieu Houmard :
Les nouveaux conseillers de ville n'auront que peu de temps pour s'adapter. Dès la rentrée d'août, il s'agira pour eux - et les anciens - de repartir en campagne en vue des élections municipales de novembre. /oza
Le Conseil de ville en bref :
Les élus ont également...
- réélu unanimement le chancelier Christian Vaquin et son adjointe Virgine Simonin pour la législature 2023-2026.
- accepté une motion de Laurent Coste (Le Centre) pour instaurer des élections complémentaires au système proportionnel - et non plus au système majoritaire - pour garantir la bonne marche des autorités de la ville en cas de démissions en bloc.
- approuvé largement la motion de Danila Sauvain (PSA) pour l'installation de bancs de l'amitié dans les cours d'école. Le projet se veut un outil supplémentaire pour lutter contre le harcèlement.
- accepté sous la forme du postulat une motion de Julien Berthold (PCSI) qui demande un catalogue le plus exhaustif possible des prestations fournies à la population par les différents services communaux.










