Après la pandémie, la fête !

Festivals, fête de village, événements d’été dans les entreprises, la tendance est à la fête ...
Après la pandémie, la fête !

Festivals, fête de village, événements d’été dans les entreprises, la tendance est à la fête. Si bien que les professionnels autour de l’événementiel sont débordés

Les fêtes et événements populaires, ici la Danse sur la Doux à Delémont, ont la cote en ce moment ! (Photo : Georges Henz) Les fêtes et événements populaires, ici la Danse sur la Doux à Delémont, ont la cote en ce moment ! (Photo : Georges Henz)

Après deux ans de pandémie, la tendance est à la fête pour les Suisses, notamment les Jurassiens ! Les manifestations en tout genre vont bon train en cette période estivale où les fêtes de village, événements d’entreprises et autres petites sauteries s’ajoutent aux festivals en tout genre. Dans son petit bureau de Courroux, le téléphone de Denis Paratte qui loue des tentes, tables et réfrigérateurs, n’arrêtait pas de sonner en milieu de semaine. « Ce sont 40 à 50 coups de téléphone par jour ! C’est du bonheur de pouvoir travailler mais on ne peut pas répondre à tout », lance le chef d’entreprise qui prend une commande par ci et cherche les cotes d’un banc par là.

Reportage

Et quand arrive la fin de semaine, il faut courir partout… José Wicki, le patron de PSP Hygiène à Delémont qui loue de la vaisselle réutilisable, en sait quelque chose. « Le week-end dernier, on a eu 11 événements sur le Jura et le Jura bernois. Donc 11 endroits à aller livrer un vendredi… Cela représente une douzaine de palettes, à 20 caisses par palette et 400 à 500 unités par caisse ». Soit autour de 110'000 gobelets, assiettes et couverts qu’il a fallu livrer, puis emmener au lavage jusqu’à Yverdon.


6 gobelets par personne… contre 2,5 avant le Covid

Avant le Covid, José Wicki tablait sur deux gobelets et demi par personne. Le ratio a explosé cette année pour atteindre… six gobelets actuellement ! Même le grand brasseur Feldschlösschen ne parvient pas toujours à suivre. Son directeur régional, le Jurassien Gérald Terrier, reconnaît que l’entreprise ne peut pas accepter toutes les manifestations, obligée parfois de se tourner vers des partenaires lorsque le matériel, notamment les tireuses, vient à manquer. Autre problème, les professionnels enregistrent beaucoup de demandes en dernière minutes des organisateurs d’événements. « Il n’y a pas eu de fêtes pendant longtemps puis tout à coup les gens se disent qu’ils peuvent à nouveau bouger. Surtout, le travail a repris dans les entreprises et une ou deux semaines avant les patrons se disent : on pourrait faire un petit truc cet été. Malheureusement les stocks ne sont plus là », explique Denis Paratte tandis que son confrère José Wicki se démène aussi pour tenter de caser certaines commandes entre les lignes d’un agenda déjà plein à craquer.

José Wicki : « Le Covid n'aura pas tué l'envie de faire la fête »

« Tout l’été est rempli. Je n’ai pas un week-end de libre jusqu’à mi-septembre », lâche le patron de PSP Hygiène. L’agenda est booké… et on verra si on arrive à prendre quelques jours de vacances ! », lance Denis Paratte. Les professionnels de la fête ont parfois dû commander des stocks de matériel en plus pour affronter l’été. Mais impossible de dire s’il s’agit d’un simple coup de chaud d’après pandémie ou si cette euphorie post-Covid s’apprête à devenir la norme. /jpi


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