Le Plateau de Diesse accueillait samedi un événement rare en Suisse : une course de solex. Sous un soleil de plomb, les férus de ces vieux engins inventés dans les années 50 ont offert un spectacle particulier aux nombreux spectateurs. Un bourdonnement léger était perceptible sur le Plateau. Une quarantaine de solex étaient en compétition sur une boucle d’1,8 kilomètre en pleine cambrousse. La course est l’une des seules du genre en Suisse, c’est pourquoi les passionnés viennent parfois de loin. L'expérimenté pilote Pascal Delessert est arrivé avec sa team de Penthalaz dans le canton de Vaud. Et pour capter ceux qui n’y connaissent rien, il commence par définir ce qu’est un Solex : « Un vélo, un moteur, un galet, et pas de vitesses ».
« Pour les curés et les filles de l’époque »
Des dames, il y en avait dans la compétition. Des hommes aussi, des jeunes, des vieux, des as du guidon à la recherche de performance, des personnes déguisées qui étaient juste là pour le plaisir de rouler. L’objectif reste le même : chaque bolide est lancé pour une durée maximale de 6h et le but est de faire le plus grand nombre de tours possibles. Deux catégories en tout : origine et tunning.
« En tunning, on peut commencer à maquiller son solex »
Le président du comité d’organisation est Biennois. Gaetano Dünner et sa jeune équipe ont repris les rênes d’une course qui existe depuis 15 ans sur le Plateau de Diesse. Une course qui attire des profils très différents, et il s’en réjouit. Le président souligne aussi l'effort physique fournit par certains pilotes :
« Il y a un niveau sportif très élevé »
La course s’est terminée dans la musique et la bonne humeur. Surtout, aucun accident majeur n’est à déplorer. /oza











