Le nombre d’immatriculations au premier semestre 2022 a reculé de 20,6% dans le Jura par rapport à la même période de l’an dernier et de 31,8% au regard du premier semestre 2019, soit avant la pandémie
Le marché de la vente de voitures neuves ne se remet toujours pas de la crise du Covid-19. Le nombre d’immatriculations continue à enregistrer des baisses assez importantes au premier semestre 2022. La tendance s’observe à l’échelle européenne mais aussi de la Suisse et du Jura. Les nouvelles immatriculations ont chuté de 20,6% par rapport au premier semestre 2021 dans le canton. La dégringolade se situe même à 31,8% en comparaison avec le premier semestre 2019, soit avant la pandémie. Globalement, ce sont 972 nouvelles voitures qui ont été immatriculées lors des six premiers mois de l’année dans le Jura, contre 1'426 trois ans plus tôt.
La principale explication dans la poursuite de la baisse tient à des problèmes de production du côté des constructeurs. Certains composants manquent, notamment en lien avec la guerre en Ukraine. Charly Rossé, vice-président de l’Union professionnelle suisse de l’automobile pour le Jura et le Jura bernois donne davantage de précisions :
Charly Rossé : « La production de voitures baissent et les délais de livraison sont toujours plus longs »
Dans le détail, le diesel a de moins en moins la cote dans le Jura, comme ailleurs. Seules 66 voitures neuves avec ce type de propulsion ont été immatriculées au premier semestre 2022 contre encore 134 un an plus tôt à la même période.
Autre constat : l’hybride et l’électrique progressent et représentent environ près de la moitié des ventes dans le Jura. Il faut dire que le Parlement européen a voté récemment la fin de la vente des voitures thermiques pour 2035. Charly Rossé note que le changement de mentalité des consommateurs s’effectue gentiment et doit encore être accompagné :
« La clientèle commence gentiment à venir à l’hybridation, voire au tout électrique »
Charly Rossé s’attend toutefois à une fin d’année encore compliquée pour la vente de voitures neuves même s’il souhaite rester positif. Pour l’an prochain, il estime qu’il est impossible d’envisager des perspectives tant la situation est devenue instable. /fco-mle









